Partager

Hier lundi, dans la salle de banquets du Centre international de conférences, le Mali, à l’instar de la communauté a célébré la journée internationale de la lutte contre l’excision, avec comme thème « Le rôle et la place de la communication pour l’abandon de la pratique de l’excision ».

Organisée par le département de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille en collaboration avec le Programme national de lutte contre la pratique de l’excision (PNLE),
la cérémonie a eu lieu sous la présidence de Mme Diallo M’Bodji Sène ministre dudit département.

Plus de 200 invités, associations de lutte contre la pratique de l’excision, structures de l’état et ONG étaient présents à la cérémonie.

Sur les banderoles exposées dans la salle, on pouvait lire les slogans, tels « Non à l’excision, oui au bien-être de la famille », « Excision, parlons-en », « Abandonner l’excision ne veut pas dire abandonner sa culture »…

L’importance et le rôle de la communication dans le processus de changement de comportement sont mis en avant par le thème de cette année.

La problématique de la pratique de l’excision et de la santé de la reproduction en général, est fort complexe et génère souvent un débat animé, voire passionné sur la nécessité de son maintien ou encore une meilleure stratégie à utiliser pour convaincre les populations à l’abandon, a constaté la ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille.

La journée internationale tolérance zéro est une occasion à saisir afin de mobiliser toutes les sensibilités de la société par des canaux d’informations non appropriés, a indiqué la ministre de la femme.

Pour la ministre, la communication est au début et à la fin de tous les processus de changement et elle devient incontournable, lorsqu’il s’agit des comportements et des attitudes.

Tous les progrès enregistrés dans le domaine du changement de comportement sont dus à l’impact positif des communicateurs traditionnels et modernes, a estimé la ministre.

Révélation a été faite par Mme Ouattara Aïssata Diakité, représentante des associations et Ong intervenant dans la lutte contre l’excision, que, de 1991 à nos jours, plus de 30 villages ont abandonné la pratique de l’excision et 200 exciseuses se sont reconverties à travers le pays, et plus de 15 villages étaient aujourd’hui en voie d’abandonner l’excision.

En 1996, sous l’égide du commissariat à la promotion de la femme, un comité national d’action pour l’éradication des pratiques néfastes à la santé (Cnaepn) a été crée par le gouvernement, a rappelé Mme Kéïta Joséphine Traoré, directrice du programme national de lutte contre l’excision.

Actions de plaidoyer et de formation sur les méfaits de la pratique de l’excision en direction des leaders politiques, religieux, communicateurs modernes et traditionnels, associations et ONG, ont été menées par le Cnaepn.

En juin 2002, le programme national de lutte contre l’excision est né.
Coordonner, suivre et évaluer toutes les actions en faveur de l’abandon de la pratique de l’excision au Mali, représentent les principaux objectifs visés par ce programme, a indiqué Mme Kéïta.


07 février 2006.