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Au prix de nombreuses victimes civiles qui ont sacrifié leurs vies pour l’instauration d’un nouvel ordre porteur d’espoirs pour le pays.
En reconnaissance à ce sacrifice, les pouvoirs publics ont institué la Semaine des Martyrs. Les activités commémorant cette semaine culminent le 26 mars avec la célébration de l’anniversaire de la date qui marqua la fin du régime du parti unique.

Comme chaque année, le président de la République, Amadou Toumani Touré a sacrifié à une tradition désormais bien établie en déposant hier matin une gerbe de fleurs au Monument des martyrs en hommage aux victimes de la répression de mars 1991.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Modibo Sidibé, de plusieurs autres membres du gouvernement, et des présidents des Institutions de la République. Etaient également présents les représentants du corps diplomatique, les officiers supérieurs de l’Armée, les familles des victimes et bien d’autres acteurs du Mouvement démocratique.

Il était 8 heures 55 minutes lorsque le cortège présidentiel a fait son apparition sur la place du Monument dédié aux martyrs. Le chef de l’État a été accueilli par le Premier ministre, Modibo Sidibé accompagné du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, Sadio Gassama, du gouverneur du district Ibrahim Féfé Koné et du maire de Bamako, Adama Sangaré.

Après le salut aux couleurs, le président de la République a passé en revue un détachement des commandos parachutistes avant de procéder au dépôt de la gerbe de fleurs au pied du Monument aux martyrs.
Un échange de poignées de mains avec les personnalités présentes a mis fin à la cérémonie.

Dans l’interview accordée à la presse, Amadou Toumani Touré a dit qu’il s’inclinait pieusement devant la mémoire des martyrs auxquels le pays tout entier manifeste sa reconnaissance. Il s’agit notamment des « martyrs post coloniaux, coloniaux et ceux qui sont tombés sur le champ de l’honneur le 26 mars 1991 ».

De cette date à aujourd’hui, le Mouvement démocratique a atteint l’âge de la maturité. En faisant un bilan du parcours, on se rend compte que les résultats sont bons. En témoignent, entre autres, la stabilité politique, l’alternance et la liberté de la presse dont notre pays peut se glorifier aujourd’hui.


« Notre pays a fait des progrès remarquables. Cependant il y a des défis à relever
« , a relevé le chef de l’État qui a saisi l’opportunité pour lancer un appel pressant pour une participation massive aux prochaines élections communales.


S. DOUMBIA

Essor du 27 Mars 2009