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En marge de la tenue de la troisième édition de la grande nuit des pharmaciens du Mali, le Syndicat autonome des pharmaciens d’officine privée du Mali (SYNAPPO) a organisé la première journée scientifique des pharmaciens.

A l’occasion, ils ont animé une conférence-débat pour discuter des questions liées à la place du pharmacien dans l’optimisation et la sécurisation du traitement médicamenteux et la problématique de la vente illicite des médicaments de la rue et son impact sur la santé publique.

La problématique de la vente illicite des médicaments de la rue et son impact sur la santé publique ainsi que la place du pharmacien dans l’optimalisation et la sécurisation du traitement médicamenteux étaient au centre des débats, le week-end, dernier lors de la célébration de la troisième édition de la Nuit des pharmaciens.

L’événement, qui a eu lieu à l’Hôtel Radisson, a enregistré, la présence du Secrétaire général du ministère de la Santé, Lancéni Konate, du Président du SYNAPPO, Dr Cheick Oumar Dia, du Directeur de la Pharmacie et du Médicament, le Pr. Ousmane Doumbia.

Cette journée a aussi regroupé des professionnels de la santé, des professeurs et des pharmaciens d’officine. Le président du SYNAPPO, Dr Cheick Oumar Dia, dans son discours d’ouverture a rappelé les grandes lignes des actions que son association a eu à poser au cours de l’année de 2008.

Il a cité, entre autres, la mobilisation de ses membres à travers la redynamisation des cellules syndicales qui constitue l’axe stratégique de son plan d’action, le renforcement du partenariat avec les services publics. En ce qui concerne les perspectives pour l’année 2009, Dr. Cheick Dia a signalé l’élaboration prochaine d’une convention collective, l’organisation des sessions de formation continue.

Après ce fut le tour des exposés successivement présentés par le Directeur de la Pharmacie et des Médicaments, le Pr. Ousmane Doumbia et Dr Boubou Coulibaly. Le Pr. Ousmane Doumbia, mettra l’accent sur la problématique de la vente illicite des médicaments de la rue et son impact sur la santé publique.

Selon l’orateur, la vente illicite (contrefaçon) des médicaments est, aujourd’hui, un défi mondial par son ampleur, car au-delà de la menace permanente pour la sécurité sanitaire des peuples, elle risque de désorganiser tous les systèmes et politiques de santé en engendrant une perte de confiance des populations aux services de soins. Pour contrer le fléau, le gouvernement, à ses dires, met à la disposition de la commission nationale de lutte contre la vente illicite des médicaments chaque année pour près de 30 millions de F CFA.

Il ajoutera que le Mali dispose, aujourd’hui, d’un système national de réglementation basé sur des structures techniques et une législation adaptée. Malgré ces dispositifs, le Pr. Doumbia expliquera que la bataille ne peut être gagnée que dans le cadre d’efforts conjugués aux niveaux régional et international.

Quant à Dr Boubou Coulibaly, il notera que la dispensation est un acte qui doit être assuré par le pharmacien.

Il a souligné que l’analyse scientifique exercée par les pharmaciens obéit à une démarche précise, aboutissant à une opinion silencieuse ou exprimée. Il conclura en disant que l’optimisation et la sécurisation du traitement exigent une franche collaboration entre médecins et pharmaciens.

Ramata TEMBELY

30 Décembre 2008