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La 21e journée de la renaissance scientifique de l’Afrique a été célébrée le 30 juin par notre pays. L’évènement placé sous le thème de cinquante ans de recherche au Mali : bilan et perspectives a réuni au Centre international de Conférence de Bamako, plusieurs personnalités du monde de la recherche et des professeurs de l’Université de Bamako.

Initiée à l’issue du premier congrès des hommes de science tenu à Brazzaville en 1987, cette journée est célébrée au Mali depuis 1990. L’objectif visé est la mobilisation de la communauté scientifique de chaque pays pour assurer un développement endogène, grâce à la maîtrise de la science et de la technologie et leur application pratique dans les divers domaines, pour répondre aux préoccupations des populations.

Organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche Scientifique à travers le Centre national de la recherche scientifique et Technologique (CNRST) et en collaboration avec la commission d’organisation du cinquantenaire, l’édition 2010 a pour thème :  » cinquante ans de recherche au Mali : bilan et perspectives ».

Les travaux de cette journée ont été ouverts par le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Barthelémy Togo. Pour ce dernier, la commémoration du 30 juin journée de la renaissance scientifique du continent, veut donc dire aux scientifiques maliens et africains l’acceptation de relever les défis.

Barthelémy Togo, s’est réjoui du choix porté sur ce thème d’actualité, qui selon lui est pertinent et permettra d’éclairer le gouvernement et l’ensemble des acteurs et partenaires de la recherche et de l’innovation technologique, les acquis et sur les faiblesses.

 » Je viens vous signifier tout l’intérêt que le gouvernement porte au dynamisme de notre recherche, à la qualité des résultats que nous avons eux à apprécier avec satisfaction lors des salons, forums et ateliers de restitutions des résultats «  a ajouté Barthelémy Togo.

Le Directeur du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) Modibo Haïdara a fait un bref aperçu de l’historique de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au Mali de l’indépendance à nos jours. Dans son exposé, il rappelé qu’après près d’un siècle de colonisation, le Mali compte trois docteurs vétérinaires, une dizaine de professeurs, une dizaine de docteurs en médecine, trois pharmaciens, une dizaine d’hommes de droit et quelques rares ingénieurs.

Selon lui, une réforme du système d’enseignement et de recherche s’imposait à la jeune République pour former et disposer de cadres supérieurs nécessaires à son développement économique. C’est ainsi que dira l’orateur, de 1962 à 1996 le Mali a du créer des établissements chargés de la formation des cadres dans tous les domaines de l’économie et de l’administration.

On peut donc penser que l’histoire a commencé en 1962, année de la réforme de l’enseignement en République du Mali. Il faut dire que cette réforme elle-même est intervenue dans un contexte historique lié à l’héritage de l’école coloniale, dont le début remonte à 1887, avec la création au Soudan Français de l’école des otages, par le Lieutenant Colonel Gallieni, transformée en école des fils de chefs en 1895, par le Gouverneur du Soudan, le Lieutenant Colonel de Trentinian.

D’autres communications sur les secteurs sciences sociales et humaines, l’agriculture et la santé ont été respectivement présentées par l’ancien ministre de l’Education, le Pr Adama Samassékou et le Pr. Ag Rahly.

Ramata TEMBELY

01 Juillet 2010.