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La 5e journée africaine de médecine traditionnelle a été célébrée le vendredi 31 août dans l’enceinte du département de la médecine traditionnelle sis à Sotuba sous le thème :  » recherche et développement des médicaments issus de la médecine traditionnelle ». La journée a été organisée par le ministère de la santé, en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé.

Selon l’organisation mondiale de la Santé, l’expression médecine traditionnelle se rapporte aux pratiques, méthodes, savoirs et croyances en matière de santé qui impliquent l’usage à des fins médicales de plantes, de parties d’animaux et de minéraux, de thérapies spirituelles, de techniques et d’exercices manuels, séparément ou en association, pour soigner, diagnostiquer et prévenir les maladies ou préserver la santé.

En Afrique, en Asie et en Amérique latine, différents pays font appel à médecine traditionnelle pour répondre à certains de leurs besoins au niveau des soins de santé primaires.

En Afrique, jusqu’à 80 % de la population a recours à la médecine traditionnelle à ce niveau et notre pays ne fait pas l’exception.

La 5e journée a été présidée par, la ministre de la Santé Mme Maïga Zeïnab Mint Youba, en présence du représentant de l’OMS, N’Doutabe Moudjiroum, du Directeur de l’INRSP, Flabou Bougoudogo.

Pour ce dernier, il s’agit d’une journée de plaidoyer pour la promotion de la médecine traditionnelle qui reste encore le principal recours pour une majorité de la population. Il expliquera que le thème à savoir : «recherche et développement des médicaments issus de la médecine traditionnelle» est fédérateur et nécessite une coopération pluridisciplinaire ainsi que la collaboration avec le secteur privé.

«Le médicament est un élément dont la disponibilité géographique et financière permet de contribuer à l’amélioration de l’état de santé des populations. Cependant, ce médicament doit être de qualité, donc efficace et utile en sécurité » a t-il dit.

Pour sa part, le représentant de l’OMS, N’Doutabe Moudjiroum, a soutenu que la célébration de la journée de la médecine traditionnelle vise à faire prendre davantage conscience du rôle de la médecine traditionnelle dans la région ainsi qu’à promouvoir son intégration dans les systèmes nationaux de santé.

Il soulignera que «tout ce que nous devons faire, c’est de résoudre les questions de sécurité, de qualité, d’efficacité, de standardisation et les questions relatives aux droits de propriété intellectuelle».

Avant de noter que la médecine traditionnelle est l’un des programmes prioritaires du Bureau régional qui, en l’an 2000, l’a élaboré et adopté dans le document de la stratégie régionale.

Dans le but d’assurer véritablement la valorisation de la médecine traditionnelle, la ministre de la Santé, Mme Maïga Zeïnab Mint Youba, estimera qu’il faut trouver les bonnes stratégies d’implication des tradipraticiens dans le système de santé, d’utilisation des pratiques traditionnelles et de production à l’échelle industrielle des médicaments traditionnels.

A cet effet, le gouvernement du Mali s’y est engagé par la mise en place d’un cadre institutionnel capable de promouvoir la production et l’insertion dans le circuit moderne du médicament traditionnel.

Des substances naturelles aux médicaments, droit de propriété intellectuelle, le rôle du privé dans la production des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle ainsi que le rôle du tradipraticien de santé dans le développement des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle sont entre autres les thèmes qui ont meublé cette 5e journée.

Ramata TEMBELY

03 septembre 2007.