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Le président gambien Yahya Jammeh a autorisé l’ONU à enquêter sur la disparition du journaliste Chief Ebrima Manneh et l’assassinat du correspondant de l’AFP Deyda Hydara, a annoncé mardi l’ambassade américaine dans un communiqué. L’annonce a été faite au lendemain d’un entretien entre le chef de l’Etat gambien et le pasteur baptiste Jesse Jackson, célèbre militant des droits civiques des Afro-Américains. Des médias gambiens avaient annoncé qu’il venait notamment plaider la clémence pour les dizaines de prisonniers dans le couloir de la mort en Gambie. Chief Ebrima Manneh est porté disparu depuis son interpellation, en juillet 2006, dans les locaux du Daily Observer à Banjul, par des agents présentés comme membres des services de renseignements. Des sources au sein du journal avaient alors estimé qu’il avait été visé car il préparait un article critiquant le gouvernement pour un organe de presse étranger. En mai 2012, le chef de la police gambienne, Yankuba Sonko, a affirmé que Manneh « avait été vu aux Etats-Unis », assurant avoir reçu des informations d’Interpol. Deyda Hydara, co-fondateur du journal privé The Point réputé critique envers le pouvoir, avait été tué par balles le 16 décembre 2004 et depuis, l’enquête piétine. AFP