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Les Echos : Pouvez-vous nous dire les raisons de votre visite au Mali ?

Jorge Paredes : Je suis au Mali sur invitation du Lion’s Club International pour participer aux préparatifs de la Journée mondiale de la vue qui va se dérouler en octobre prochain. La Fondation « Faites le don de la vue », que je représente ici, se propose d’amener des médecins ophtalmologistes, des techniciens orthométistes, des verres correcteurs leur permettant de mettre en place une clinique pour la vue. Nous allons amener aussi une équipe de 35 personnes à Bamako pour conduire cette clinique et c’est entre 25 000 et 30 000 personnes qui seront consultées pendant huit jours. Leur travail consistera aux examens visuels et don des verres correcteurs selon les prescriptions pour ceux qui en auront besoin.

Les Echos : Comment cela va-t-il se passer concrètement ?

J. P. : La raison même de ma visite s’inscrit dans ce cadre. Il s’agit essentiellement d’organiser cet événement avec le Lion’s Club de Bamako et le ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées. Nous avons eu à faire des réunions et discuté de tous les détails : comment recruter les volontaires, l’enregistrement des malades, les traducteurs, les lettres que le gouvernement doit envoyer au Lion’s Club International et à la Fondation. Nous avons rencontré la douane pour la transaction des matériels. Je voudrais souligner que les Lions du Mali et le gouvernement du Mali sont bien organisés et enthousiastes. Ils ont mis en place déjà des comités pour que l’événement soit une réussite.

Les Echos : Les consultations auront lieu où et quand ?

J. P. : La clinique aura comme base le Centre international des conférences (CICB). Les consultations proprement dites commenceront le 11 octobre et jusqu’au 14 en un premier temps et à partir du 17 octobre pour prendre fin le 20 dans un second temps. Le Lion’s Club fera des annonces pour expliquer où et quand elles se feront. Je précise que les enregistrements, les consultations et verres correcteurs sont gratuits. Je dois ajouter que la seule façon de se faire examiner est de se faire enregistrer et avoir un ticket, encore une fois tout est gratuit.

Les Echos : Est-ce que c’est votre premier séjour au Mali ?

J. P. : C’est la toute première fois au Mali et même en Afrique de l’Ouest. Sinon nous avons fait la même chose en Tunisie, au Kenya, en Tanzanie, en Algérie et en Afrique du Sud. La Fondation a commencé ce programme en 1991 et depuis, 108 missions ont été exécutées à travers le monde notamment en Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Amérique central. Actuellement, nous avons une clinique par mois. Mais dans un proche avenir, nous allons faire deux cliniques par an. Cette année par exemple, nous avons fait le Panama, le Mexique, la Chine, la Roumanie, l’Equateur, le Paraguay et les Philippines.

Les Echos : Avez-vous pris contact avec les services spécialisés en la matière ?

J. P. : J’ai visité l’Iota. J »ai été impressionné par la qualité des matériels et la façon, dont les agents y travaillent. Le système de formation qui est en place, le camion pour faire des consultations hors de l’Institut sont autant d’atouts qu’il faut soutenir. Il faut retenir que le président international des Lions, Jimmy Ross, sera à Bamako pendant deux jours pour participer aux réunions et il visitera la clinique et rencontrera les autorités et les Lions d’Afrique de l’Ouest. Ceci prouve le grand intérêt que le Lion’s Club porte sur les problèmes de la vue.

Les Echos : Combien va coûter le projet ?

J. P. : Ce projet que les Lions organisent avec la Fondation « Faites le don de la vue » va coûter un peu plus de 1,2 milliard de F CFA. Pendant la clinique, si nous découvrons des cas de cataractes ou d’autres maux opérables, ces cas seront envoyés à l’Iota pour intervention aux frais du Lion’s Club International.

Propos recueillis par
Idrissa Sako

11 août 2006.