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Tué au cours d’une fusillade avec les forces gouvernementales angolaises le 22 février 2002, sa mort a mis fin à un conflit qui durait depuis l’indépendance de l’Angola en 1975, et rendu la paix possible. Pour ses détracteurs, son héritage restera, celui d’un homme qui a refusé la paix quand son groupe rebelle – l’Unita – a perdu des élections organisées par l’ONU face au MPLA, le parti au pouvoir, en 1992. « L’erreur de Savimbi, la grosse erreur historique qu’il a faite, a été de rejeter (l’élection) et de reprendre la guerre », estime Alex Vines, directeur du programme Afrique à l’institut de recherche de Chatham House, à Londres. Savimbi a autorisé la torture et le meurtre de dissidents présumés dans son propre mouvement, a terrorisé les populations civiles et a été l’un des premiers seigneurs de la guerre qui a financé son armée avec les « diamants du sang ». Pourtant, même ses détracteurs gardent de lui le souvenir d’un homme au grand charisme, d’un stratège doué et d’une force intellectuelle avec laquelle il fallait compter. La mémoire de Savimbi reste une question épineuse, même pour ceux qui furent ses partisans. AFP