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La crise politique qu’a connu le Mali en 2012 avait noyé le Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali dont les leaders avaient pris des positions pour ou contre le coup d’Etat du 22 mars. Après des mois d’hibernation, l’organisation faîtière des mouvements de jeunesse essaie de renaitre de ses cendres.

«Le conseil a traversé des situations difficiles dues à la crise», a consenti Alkaïdy Kalifa Touré. Pour comprendre cette traversée du désert, il faut revenir à la mi-2012. Après le coup d’Etat du 22 mars, un groupe de jeunes, lassé de la position politique de l’organisation contre le putsch, a convoqué un «congrès extraordinaire» pour mettre en place un nouveau bureau à la tête de la structure.

A la suite de ce pugilat, un troisième bureau naquit. La tension née de cette profonde division a conduit le ministère de la jeunesse et des sports à fermer le siège national du CNJ-Mali. Aucun des bureaux de l’organisation n’était finalement reconnu. L’élection présidentielle du 11 août 2013 a conduit progressivement à la normalisation de la situation politique. Et l’organisation faitière profite de ce contexte pour reprendre ses activités.

Un congrès ordinaire est prévu pour les 27 et 28 novembre prochain. Ces assises doivent aboutir au renouvellement ses instances dirigeantes. L’enjeu est-il dépourvu de toute contestation ? Alkaïdy Kalifa Touré qui assure l’intérim de la présidence dit espérer un congrès ouvert à la participation d’un maximum d’associations de jeunesse.

Un forum national de la jeunesse, organisé à Ségou, semble avoir posé les jalons d’un processus de réunification des jeunes. Selon Alkaïdy Kalifa Touré, cette rencontre a permis de créer une commission inclusive de renouvellement des instances. Dès sa mise en place, cette commission a travaillé en toute impartialité à conduire les opérations sur la base des textes du CNJ Mali et des recommandations du forum de Ségou, a-t-il expliqué au cours d’un point de presse tenu le 29 octobre.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE

Le 30 Octobre 2013