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La jeunesse malienne dans sa majorité joue avec Allah au cours du mois de carême. Les tout premiers jours ne sont autres que pour tromper la vigilance des parents. Combien sont-ils à prendre d’assaut les restaurants en ville ? Combien sont-ils à faire le faux malade pour profiter de manger ? Combien sont-ils à prendre d’assaut au coucher du soleil les maquis pour la bière fraîche ? Combien sont-elles à prendre d’assaut les coins et recoins pour se prostituer à cœur joie dans la capitale ?

Des questions que nous nous posons à chaque mois de jeûne. Consacrer un mois d’abstinence pour implorer le pardon de Dieu est devenu une chose impossible dans notre pays. L’alcool coule à flot et la partie intime se vend comme des miches de pain. La stratégie en ce mois béni est très simple. On préfère prendre un taxi pour se faufiler dans le bar sous prétexte d’être remarqué.

Nombreuses sont les jeunes filles qui, suite à la crise qu’a traversé le pays, ont été contraintes à « vendre leur corps ». Donne-moi de l’argent et je livre mon corps à vil prix. Tu mets le paquet et tu a la séance libre. Ouf, il se passe des choses dans notre capitale. Ce comportement qui est devenu à la mode dans notre pays que nous déplorons est la conséquence directe de la pauvreté qui sévit dans notre pays. Le sexe et l’alcool à gogo.

La prostitution des mineurs au Mali est la conséquence de la pauvreté qui est en masse dans notre pays. Ce vendredi soir, dans cette partie serpentant la rue princesse, abritant plusieurs des institutions et le siège du Minusma, une fois de plus le nombre de filles tapinant était supérieur à celui mesurée la semaine dernière.

Sur à peine 100 mètres, une quarantaine de filles sont comptées dont certaines en discussion avec d’étranges individus, non clients, arborant des tenues qui attirent les mâles.
Nous tenterons d’interpeller les policiers sur le phénomène constaté.

Destin GNIMADI

05 Août 2013