Partager

C’est pour répondre à cette question que s’ouvre aujourd’hui, à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, aux Pays-Bas, une audience dite « de confirmation des charges », prévue jusqu’à jeudi, soit quatre jours pour examiner s’il y a suffisamment de preuves pour organiser un procès. L’ancien vice-président de la RDC est soupçonné d’avoir couvert des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, crimes commis en Centrafrique par les hommes de sa milice armée, le Mouvement de libération du Congo (MLC), entre octobre 2002 et mars 2003. Des meurtres, mais surtout des centaines de viols de femmes, de mineurs, d’hommes aussi, ont été commis par ces miliciens, venus en octobre 2002 à la rescousse du président centrafricain menacé de coup d’Etat. Le 26 mai dernier, 2 jours après l’arrestation à Bruxelles du sénateur et ancien vice-président Bemba, le procureur de la CPI déclarait : « Il n’y a pas d’excuses pour un chef qui ordonne, autorise ou tolère que ses troupes commettent des viols et des pillages…». (Rfi)