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dance.jpg Ils se sont rencontrés lors des « tournées nocturnes » de Madou.

Après quelques sorties, les deux décident de s’unir pour le meilleur et pour le pire en célébrant leur mariage en Janvier 2006 en grande pompe dans Bamako. L’habitude étant une seconde nature, les deux mariés sortent et se promènent comme s’ils étaient toujours copains jusqu’à ce que la femme tombe enceinte. Plus la grossesse avance, plus Mariam tient à Madou et moins ce dernier tient à elle.

Monsieur commence à sortir sans Madame qui supportait mal cette distance qui s’installait entre eux. Mariam accoucha en Février passé d’une charmante petite fille. Madou, lui continuait à déambuler seul entre les espaces mouvementés de la capitale au grand dam de sa femme. Dans cette solitude, Madou fit la connaissance de Anin, une fille à la beauté satanique qui lui coupe le sommeil. Anin est une véritable budgétivore qui dévore l’argent de Madou comme le lion le fait avec les petits ruminants de la brousse sans qu’il ne voit le bout du tunnel. Mais à la fin du mois de Mars dernier, Anin accepta une sollicitation de Madou. Ils se rendent à un concert animé par des coqueluches de la jeunesse et leur soirée se termine dans un hôtel où, Anin accepte toutes les doléances de Madou mais non sans lui prendre au préalable une importante somme d’argent.

Madou dans le délire, oublie de porter ses propres chaussures, mettant à la place les sandales à moitié coupées qui se trouvent dans les hôtels. Sans s’en rendre compte, il rentre à la maison.

danc.jpg Ce jour-là, son épouse qui est d’une jalousie maladive, se rend compte que Monsieur n’est pas revenu avec ses chaussures. Et puisqu’elle s’y connaît également, elle soumet Madou à un interrogatoire musclé. Ce dernier nie et jure par tous les saints qu’il n’était pas allé dans un hôtel, la femme excédée finira par lancer : « Tu ne peux pas me rouler dans la farine pour ce cas car je sais que tu viens de tel endroit puisque j’y suis allée souvent moi aussi et c’est la bas qu’il y a ce genre de nus pieds ».

Il n’en fallait pas plus pour que le mari indélicat comprenne que sa femme doit aussi être comme lui dans l’infidélité et l’adultère. En la matière, l’homme est plus orgueilleux que la femme. C’est ainsi qu’il exige ni plus ni moins que le divorce.

Les pourparlers engagés pour laver le linge sale en famille ne semblent pas aboutir car le mari se fait de plus en plus intransigeant et ne veut rien comprendre. Pour le moment, la femme est retournée dans sa famille paternelle, histoire de calmer la colère de l’infidèle cocufié.

Diakaridia YOSSI | Le Zénith-Ballé du 05 avril 2007