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Le procès pour corruption du chef du parti au pouvoir en Afrique du Sud et favori pour la présidence en 2009, Jacob Zuma, s’ouvre lundi sur une énième tentative de ses avocats pour faire annuler la procédure. Le président du Congrès national africain (ANC), 66 ans, comparaît au côté de Thint, filiale sud-africaine du groupe d’armement français Thales. Il est soupçonné d’avoir sollicité, en tant que vice-président du pays, des pots-de-vin d’un montant de 68.000 d’euros par an auprès de Thint pour empêcher que l’entreprise soit inquiétée dans une enquête sur un contrat d’armement. Le procès intervient après des années d’enquêtes et de procédures et sa conclusion sera décisive pour l’avenir de l’Afrique du Sud. L’ANC a confirmé vendredi que Zuma mènerait la campagne du parti aux élections générales prévues pour le 2ème trimestre 2009, ce qui revient à lui attribuer la présidence de la République.