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Depuis la venue des chefs militaires de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU et des autres puissances mondiales pour la finalisation du plan opérationnel pour attaquer les djihadistes et les groupes armés qui occupent le Nord du Mali, c’est la psychose dans les rangs de ces assaillants. C’est cette psychose qui fait courir les émissaires du chef rebelle d’Ançar Dine, Iyad Ag Aghaly, qui sillonnent la sous-région pour, disent-t-ils, négocier avec Bamako et la Communauté internationale. Mais, négocier quoi et pourquoi ?

En occupant leur zone faisant partie de la République du Mali, Iyad Ag Aghaly et ses acolytes savaient bien ce qu’ils faisaient : destabiliser le pouvoir central qui était déjà fragile. Ayant atteint leurs objectifs, ils ont tout bonnement décidé d’imposer la charia. Et les conséquences, on les connaît assez: des femmes et filles violées, des édifices publics détruits, des mausolées saccagés, des atrocités énormes commises sur les populations, des mains et des pieds coupés…Une barbarie qui ne dit pas son nom.

Malgré, cette sauvagerie, les autorités de la transition leur ont tendu la main. Mais, le chef rebelle Iyad Aghaly et ses acolytes sont restés sourds et muets. Aujourd’hui, ils cherchent à négocier. Hier, démons, ils veulent nous faire croire qu’ils sont devenus brusquement des anges. Qu’ils sachent que le peuple malien n’est pas dupe !

De toute évidence, c’est cette décision, à l’échelle mondiale, de les combattre par la force et les bouter hors du Nord du Mali, qui est plus qu’imminente, qui les fait courir de gauche à droite. Comme le dit un adage de chez nous : «Le mouton peut beau courir, Tabaski arrivera».

Désormais donc, Iyad Ag Aghaly et ses hommes savent que l’heure a sonné pour eux de rendre leurs armes, de renoncer à la charia en attendant, bien sûr, de répondre devant les juridictions compétentes ; ou de périr sous les bombardements croisés de la force en attente de la CEDEAO et des puissances internationales. Deux options à choisir, pas plus.

C’est alors le moment, plus que jamais, pour le peuple malien de se ranger derrière son Armée comme un seul Homme. Elle qui doit servir de locomotive aux forces étrangères dans la récupération de notre intégrité territoriale. C’est à ce prix, et à ce seul prix, que le Mali pour ramener au bercail tous ses enfants qui ont fui les atrocités de ces salafistes armés, et organiser, dans un bref délai, des élections dignes, paisibles et crédibles.

Bruno LOMA

Le Progrès du 7 Novembre 2012