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gascar.jpg En dehors de leur accusation commune qui est la pratique d’une interruption volontaire de grossesse, acte prohibé par la législation en vigueur, une autre charge pèse sur le deuxième prévenu. Il est poursuivi pour avoir usurpé le titre de médecin. C’est lui qui a aidé la femme à avorter.

Ce fait a été découvert quand un foetus de trois mois a été trouvé dans des latrines dans le quartier d’Andavamamba. Le matin du 26 mai, des habitants de ce quartier sont venus au commissariat du quatrième arrondissement de la sécurité publique, à Isotry pour rapporter la nouvelle.

Avorteur notoire

Dépêchés sur place, des éléments de la police ont ouvert l’enquête. Puisque le lieu d’aisance en question est à usage collectif, l’enquêteur a pris la décision d’interpeller les habitants des environs. L’interrogatoire a permis d’identifier une femme de 19 ans. Elle a avoué son acte.

Mais elle a aussi dénoncé son complice. Elle affirme avoir consulté un médecin tenant un cabinet aux 67 Ha, le 4 mai. “Ce dernier m’a injectée quatre doses de médicament. Le foetus est sorti la nuit du 25 mai”, raconte-t-elle à l’enquêteur. Elle a ajouté qu’elle avait profité de la nuit pour le jeter à cet endroit.

Arrêté, le complice a confirmé la déclaration de la prévenue. Ayant perquisitionné son domicile, les forces de l’ordre ont découvert des seringues et des médicaments. “On dirait un véritable cabinet médical”, a fait remarquer un policier.

Les investigations menées par la police ont revélé que ce complice est un faux médecin. Durant son interrogatoire, l’homme a affirmé avoir pratiqué le métier après avoir effectué 4 ans d’études à la Faculté de médecine de l’université d’Antananarivo.

Il n’a pas terminé le cursus universitaire recquis pour l’obtention du diplôme de médecin, qui dure sept ans.

FDA

05 mai 2007