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Prévue pour ce jeudi 1er août 2019, la marche des travailleurs de la mairie de Kati n’a plus eu lieu ; contacté par nos soins Monsieur Issa Diarra , secrétaire général de la mairie de kati donne des éclaircissements.

A Kati le SYNTRACT (Syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales) revendique leurs droits et dénoncent le non-respect des accords conclus entre le syndicat et le maire. En effet, Ils réclament l’ouverture régulière et continue de leurs droits à l’AMO, le paiement des allocations de leurs enfants , la facilitation et la sécurisation de leurs retraites ainsi que la mise en œuvre des accords conclus entre les responsables politiques de la mairie et le SYNTRACT.

Pour eux, plusieurs préavis ont été donnés mais sans succès, les autorités communales de Kati ne respectent pas leurs engagements et refusent tout dialogue avec le syndicat. C’est en tout cas ce qui ressort des propos de Monsieur Omar Barry, secrétaire général de la SYNTRACT : « Les autorités doivent respecter leurs engagements, il est temps d’être sérieux ; ils doivent tenir un langage de vérité. Nous n’exigeons pas que toutes les doléances soient prises en compte d’un seul coup, mais que les autorités fassent un effort de respecter les recommandations qui avaient déjà été faites le 10 février 2018 lors de la session extraordinaire , ils doivent accepter le dialogue. » déclare-t-il

Des propos réfutés par le Secrétaire général de la mairie de Kati, M. Issa Diarra. Selon lui, les travailleurs de la mairie de kati ne connaissent point de retard des salaires ni d’arriérés. il estime que c’est une histoire fondée de toutes pièces pour ternir l’image des responsables politiques de ladite commune ; expliquant qu’il est lui-même indexé par le syndicat, qui l’accuse d’avoir annulé leur assurance santé au niveau de l’AMO.

Quant à leur assurance maladie à l’AMO, M. Issa Diarra recadre le syndicat : « C’est nécessaire, mais pas obligatoire. Personne n’est obligé d’y adhérer c’est un contrat volontaire et individuel ». Il affirme que l’autorité communale est d’ailleurs très ouverte à tout dialogue et que les dirigeants actuels ne sont pas animés de mauvaise foi. La marche prévue par le syndicat n’avait pas une grande portée.

Toutefois précise M. Issa Diarra : « un bon syndicaliste est celui qui accepte de se mettre à la table de négociation ; et non qui organise les marches et les grèves ; ce n’est pas vraiment son rôle. »

Par ailleurs, il reconnait quelques failles de la mairie quant au paiement des allocations des enfants des travailleurs ; ce qui selon lui empêche la mise en œuvre totale des accords conclus entre les responsables politiques de la mairie et SYNTRACT. Aujourd’hui conclut-il : « c’est difficile pour n’importe quel nouveau maire de gérer la commune de kati »

Tout porte à croire que cette tension dépasse le cadre du travail car composée essentiellement d ‘une partie de l’opposition, l’on s’interroge désormais sur la suite de cette affaire qui est très loin d’être un simple sujet de corporation.

Darcia
Bamako, le 01 Aout 2019
©AFRIBONE