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Les malfrats tuent le gardien et jettent son corps dans la fosse septique avant d’enlever le coffre-fort du bureau de la comptabilité

L’ONG Islamic Relief, logée dans l’immeuble Complexe Social du Qatar à Hamballaye ACI 2000, a été cambriolée dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mars. Les malfrats ont tué le gardien et jeté son corps dans la fosse septique de l’immeuble. Le corps du malheureux, qui a été découvert hier grâce à l’odeur nauséabonde qui se dégageait de la fosse septique, a été repêché par les éléments de la protection civile.

Hier le corps sans vie et en état de putréfaction de Issa Tely, âgé de 30 ans environ, employé à la société de gardiennage « EMGS » a été retiré, par les éléments de la protection civile, des égouts de la fosse septique de l’immeuble Complexe Social du Qatar à Hamballaye ACI 2000 qui loge l’ONG Islamic Relief où il était de service dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mars.

Le médecin légiste du Centre de référence de la Commune IV, Kaba Kondé, qui était sur place pour déterminer les causes probables de la mort, a soutenu que la victime a été assommée par ses ravisseurs avant d’être jetée dans la fosse septique. Pour ce qui est de l’identité des malfrats, elle n’est pas encore connue. Mais dores et déjà, les enquêtes ont commencé. Elles sont conduites sur le terrain par la Brigade de recherche du Commissariat du 3e Arrondissement et le Commissariat du 14e Arrondissement nouvellement installé à Hamdallaye ACI.

Le commissaire adjoint de ce nouveau poste de police, Sory Ibrahim Sidibé, a même déclaré sur place qu’il mettra tout en oeuvre pour arrêter les auteurs de ce crime crapuleux. L’immeuble Complexe Social du Qatar à Hamballaye ACI 2000 qui loge l’ONG Islamic relief a été attaqué par une bande de voleurs. Laquelle, pour exécuter le vol, a abattu et jeté dans la fosse septique le gardien.

Les malfrats ont, enfin, défoncé la porte et les fenêtres du bureau de la comptabilité à l’étage. Ainsi, ont-ils emporté trois ordinateurs, un coffre-fort contenant l’original du titre foncier du bureau, une petite caisse contenant 110 000 F CFA, des tickets de carburant, des chéquiers et le CD d’installation du logiciel de la comptabilité.

Les cambrioleurs, avant de quitter les lieux, ont ajouté à leurs butins deux motos de marque YAMAHA, 100 et 80 qui étaient garées dans la cour. Le dimanche 8 mars, au matin, le gardien du jour s’est présenté au bureau pour relever Issa Tely. Il ne tardera pas à remarquer l’absence de son collègue sur les lieux mais aussi la disparition des engins qui étaient garés dans la cour.

Il a immédiatement informé le directeur des opérations de l’ONG, Bekaye Bagayoko. Celui-ci et son Directeur national Abdelmajid Naciri, n’ont pas mis de temps pour rejoindre le siège de l’ONG. Sur place, ils ont informé les responsables de la société de gardiennage EMGS et l’inspecteur Sanogo de la police du 5e Arrondissement. Les deux hommes se sont lancés à la recherche de Issa Tely, resté introuvable.

Hier, les chauffeurs de l’ONG qui étaient assis sur les dalles de la fosse septique sous le hangar dans la cour étaient sulfoqués par une odeur nauséabonde qui se dégageait du lieu. Après avoir enlevé la dalle, ils ont découvert le corps en putréfaction de Issa Tely dans l’égout.

Ainsi, les autorités municipalités de la commune IVe, les Commissariats des 3e et 14e Arrondissements et la protection civile ont été informés.

Sur place nous avons rencontré le chef du service technique de la société de gardiennage, Hamidou Doumbia. Il ressort de nos échanges que la victime n’était pas armée. Et cela, à cause de la loi qui interdit aux gardiens de porter une arme à feu.

A la question de savoir, pourquoi était-il seul à garder dans la nuit un grand immeuble ? L’interlocuteur de souligner que dans la logique, ils sont deux à monter la garde nocturne. Cependant, M. Doumbia de déclarer que les gardiens eux-mêmes établissent entre eux un calendrier de repos interne. Ces jours de repos sont les mercredis et les samedis. L’un se repose et l’autre vient travailler.

C’est à tour de rôle.
En tout état de cause, on est en droit de s’interroger sur l’identité des malfrats. Ne sont-ils pas proches de l’ONG pour savoir où se situe le bureau de la comptabilité, le coffre-fort ? En plus, n’étaient-ils pas au courant que le samedi au lieu de deux c’est seulement un gardien qui monte la garde ? L’enquête nous édifiera dans les jours à venir sur ses différents points.

Pour terminer, il convient de souligner que l’Etat doit permettre aux gardiens de porter des armes à feu pour qu’ils s’en servent en cas de besoin.


Abdoul Karim KONE

11 Mars 2009