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Ça y est, il a empoigné son naam (1) ! Enfin, dans ses nouveaux et prestigieux atours de chef d’Etat. Jour mémorable que ce 1er août 2019 non seulement pour la Mauritanie, mais aussi et surtout pour Mohamed Ould Ghazouani investi, à Nouakchott, la capitale, comme président de la République islamique de Mauritanie. C’était en présence de nombreux chefs d’Etat africains dont il reçoit, de fait, officiellement l’onction. Après donc être montée aux barricades pour contester l’élection du candidat de l’autre Mohamed, sur fond de tensions exacerbées et d’arrestations, l’Opposition n’a plus d’autre choix que de mettre en berne ses récriminations et de constater les nouveaux dégâts : game is over ! Qu’elle l’accepte ou non, désormais, c’est bien Ghazouani qui tient les commandes de l’Etat ! Pour cette opposition, toute remise en cause de l’élection du nouveau dirigeant élu, s’apparenterait à un combat d’arrière-garde, avec à la clé, le risque d’être considérée comme une ennemie de la République et donc, d’être traitée comme telle. Investi de ses nouvelles charges, reste, à présent, à savoir si l’allié du président sortant, qui avait été présenté comme le dauphin de ce dernier, rompra les ponts avec son prédécesseur ou s’il s’inscrira dans la continuité. En attendant de le savoir, on peut, d’ores et déjà, être sûr d’une chose : pour Ghazouani, tout est accompli ! Il voulait le pouvoir, eh bien, il l’a désormais entre ses mains.LePays