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C’est lui donc qui défendra les couleurs du Kwa Na Kwa (KNK), parti d’opposition, dont les militants étaient réunis en congrès à Bangui. « Le congrès vient de me désigner candidat du Kwa Na Kwa à la prochaine élection présidentielle (…) J’accepte solennellement la mission que vous me confiez », a déclaré François Bozizé, juste après son investiture. C’est donc clair. L’ex-président centrafricain compte reconquérir par les urnes, ce qu’il avait conquis par la force des armes, il y a de cela une décennie. Seulement voilà ! Le chemin pour accéder à la magistrature suprême semble long voire très long. Car, faut-il le rappeler, François Bozizé est sous le coup de sanctions de l’ONU qui le considère comme faisant partie des individus de premier rang, qui ont travaillé à compromettre la paix, la stabilité ou encore la sécurité dans l’ex-Oubangui Chari. En témoignent les exactions perpétrées ça et là par les anti-Balaka dont il était le mentor avant son éviction du pouvoir en 2013. Tant et si bien qu’interdit de voyager, il a dû regagner à pied Bangui alors qu’il vivait en exil en Ouganda. Et ce n’est pas tout. François Bozizé fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités centrafricaines pour son rôle présumé dans les assassinats, séquestrations, arrestations arbitraires et exécutions sommaires, commis pendant qu’il était aux affaires.LePays