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La restitution de cette étude a fait l’objet d’une cérémonie qui s’est déroulée hier à l’hôtel Salam sous la présidence du ministre de la Promotion des Investissements et des Petites et Moyennes Entreprises, Ousmane Thiam.

En présence du Directeur de l’USAID, du représentant de la Banque Mondiale, du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, du Président du Conseil National du Patronat du Mali et de nombreux opérateurs économiques.

A en croire les conclusions de l’étude, au centre du message de marketing du Mali se trouvent ses résultats en matière de stabilité politique et d’administration démocratique, les politiques favorables aux affaires qu’il a introduites au cours des dernières années, son cadre d’exploitation et de vie relativement sûr, comme les perçoivent les investisseurs actuels et le coût d’exploitation relativement faible dans ce pays.

Lorsqu’ils ont exprimé les motivations qui les ont poussés à choisir le Mali, les investisseurs étrangers ont cité l’accès commercial avantageux aux grands marchés étrangers comme les Etats-Unis et l’Union Européenne, ainsi que le potentiel à faire connaître leurs marques en Afrique de l’Ouest.

L’étude a révélé d’autres facteurs du contexte d’investissement, énumérés ci-dessous, qui sont généralement considérés comme favorables au Mali, quant à son attraction des Investissements Directs Etrangers, même s’ils ne sont, peut-être, pas évidents au vu des cotes de solvabilité et des résultats d’évaluation du risque national des principaux indices.

Il s’agit, entre autres, du droit des investisseurs étrangers à être propriétaires fonciers, des récentes améliorations dans la fiabilité de la distribution publique d’eau et d’électricité, une main-d’œuvre disponible dotée de certaines qualifications et ayant des taux de roulement relativement faibles, une population dynamique orientée sur le commerce, ouverte à l’apprentissage de nouvelles techniques de production et le nombre de jours nécessaires pour lancer une affaire et pour dédouaner au Mali, qui est très compétitif par rapport aux autres pays de l’Afrique de l’Ouest. L’étude a également souligné plusieurs facteurs qui reflétant l’engagement du gouvernement à attirer les investissements.

C’est ainsi qu’une kyrielle de programmes de formation parrainés par le gouvernement sont déjà en place et devraient contribuer, à moyen terme, à rendre la main-d’œuvre plus qualifiée dans certains secteurs.

Selon toujours l’étude, le Mali a établi une série de mesures motivant les investisseurs, à l’image des exemptions des droits d’importation de biens d’investissement, la possibilité d’engager des travailleurs étrangers, les congés fiscaux et les subventions à l’achat de terrains.

Dans le même ordre d’idées, le Mali a étudié le développement de routes commerciales alternatives pour améliorer sa logistique et un plan visant le lifting de l’aéroport international de Bamako et à développer une zone industrielle sur le site dudit aéroport et à développer une zone industrielle sur le site dudit aéroport est également en cours.

En dépit de ces atouts, l’étude a également révélé des contraintes dans le domaine des investissements. «  Dans l’état actuel des choses, le Mali a été jugé non compétitif dans l’ensemble des six secteurs largement définis et de grandes réflexions stratégiques sont nécessaires quant à la manière dont la compétitivité peut être instaurée à l’avenir.
Les priorités de la stratégie de promotion pour la réforme des politiques que l’API-Mali doit entreprendre dépendront en partie des secteurs que le gouvernement décide de promouvoir. En dehors de ces décisions, la section fournit un bref résumé des conclusions de l’analyse comparative et les recommandations concernant six secteurs que sont le textile, l’horticulture, le tourisme secteur), l’habillement, les services partagés et la transformation des aliments
 » souligne l’étude.

Yaya SIDIBE

10 février 2006.