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L’association des fédérations des Banques, après l’évaluation de sa rencontre de Dakar, a expliqué à la presse ses perspectives d’investissements, mais a exigé des Etats plus de sécurité. C’était le 29 août 2013 à l’hôtel Salam.

Selon le président de la fédération des Banques, Pierre Zerbo, il y a eu une évaluation de leurs activités à Dakar lors de l’exercice du premier trimestre. Mais, il a indiqué que le gouverneur de la BCEAO a souhaité faire une autre évaluation. Qu’est-ce que les Banques ont fait depuis la rencontre de Dakar ? Qu’est-ce que les banques entendent faire ? S’est-il interrogé. Selon le président de la Fédération, les Banques sont favorables à un accompagnement des Etats, mais que des efforts doivent être faits d’abord par les Etats eux-mêmes.

Il a fait savoir que les Banques ont agis en Côte d’Ivoire lors des deux crises et qu’elles ont besoin d’un environnement sécurisé. Son homologue du Mali à savoir, le directeur de la BNDA, Moussa Alassane Diallo, a quant à lui renchérit et a déploré les dégâts subis par les Banques Maliennes lors de la crise du nord. « Ces dégâts se chiffrent à 18 milliards de FCFA, dont 12 milliards de FCFA non recouvrables » a-t-il indiqué. M. Diallo a insisté sur la sécurité, et dira qu’il faut un environnement sécurisé dans le cadre de la bancarisation.

Les Banques ont besoin de la banque Centrale dans certaines zones reculées pour trouver une solution à des questions essentielles comme les problèmes de télécommunications (par exemple : les réseaux privés). Aussi, il dira que « La sécurité est une condition sine quoi non pour assurer les financements ». Selon lui, les banques ont également demandé aux Etats des exonérations de certains droits de douanes et des taxes. Pour lui, celles-ci leurs permettront d’accompagner les Etats.

Concernant la problématique de financement, de la relance économique au Nord du Mali, il dira que les banques seront au cœur des investissements des structures de bases dans les régions Nord. « Des entreprises ont été en faillites, certaines ont disparu » a indiqué M. Diallo.

Selon lui, ils sont conscients des difficultés que rencontrent les entreprises dans ces régions nord du pays et qu’elles constitueront pour eux une priorité. Cependant, il a indiqué qu’il revient à l’Etat d’élaborer un plan d’action permettant la contribution des Banques : « Il faut une réponse concertée pour apporter une réponse efficace à la situation du nord » a dit M Diallo mais que « la sécurité est impératif » a-t-il ajouté.

Fakara FAINKE

30 Août 2013