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La salle Bazoumana Sissoko du Palais de la culture Amadou Hampaté Bah a refusé du monde le dimanche 9 juin, à l’occasion de l’investiture du candidat du parti de la Poignée de mains, Soumaïla Cissé à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013. Le candidat de l’Union pour la République et la démocratie (URD) propose un « programme nouveau pour le Mali ».

C’est à 16 h piles que Soumaïla Cissé, porte-étendard de l’URD à l’élection présidentielle du 28 juillet, a fait son entrée dans la salle de 3000 places du Palais de la culture Amadou Hampaté Ba. Habillé en costume gris, Soumi, son staff et son épouse ont été accueillis par des membres du parti sous les ovations nourries du public et des batteurs de tam-tam, sortis massivement pour la cause.

La détermination de la salle à accompagner le candidat de l’URD se faisait sentir à travers des banderoles et pancartes. « Soumaïla Cissé président, le Mali notre fierté », « Soumaïla Cissé, la solution pour le Mali », « Soumi la solution à l’auto-suffisance- alimentaire », « Le développement du Mali passe par Soumi ».

En présence des partis amis, des représentants des corps diplomatiques, des religieux, des familles fondatrices de Bamako, des 229 délégués du parti, des clubs de soutien a été portée à la connaissance, la candidature du parrain de l’UDR, Soumaïla Cissé à l’élection présidentielle, approuvée par les 229 délégués (sur les 350 délégués attendus) lors de la 7e conférence nationale du parti tenue le même jour.

« Nous allons nous mobiliser dans la cohésion pour porter notre candidat à la présidence de la République du Mali », a affirmé Mamadou Sissoko qui a lu la résolution de la conférence.

Echarpe à l’effigie du parti au cou, le président du Mouvement des jeunes de l’URD, Dr Mamadou Diallo, a fait l’éloge de celui qu’il considère comme « le bâtisseur, le fédérateur, l’espoir de la jeunesse malienne, le candidat qui mettra fin aux cauchemars de la jeunesse malienne : immigration, crise de l’emploi, insécurité… »

Pour Dr. Diallo, la jeunesse de l’URD, du Mali s’engage avec Soumaïla Cissé, « le candidat le plus compétent, le plus expérimenté, le plus préparé, le mieux outillé pour permettre à notre pays d’occuper sa place dans le concert des nations et le développement économique ». Et de conclure qu’ils sont déterminés à porter leur candidat à Koulouba comme « nous avons fait en payant sa caution ».

L’engagement à porter Soumaïla à Koulouba a eu des échos chez les femmes du parti. La présidente, Mme Wadididié Salimata Dagnogo, a promis la voix des mères, épouses, sœurs, cousines, nièces qu’elle a invitées « à se mobiliser aux côtés de Soumaïla pour la victoire finale ».

Ce moment de joie a été suivi de la projection d’un documentaire retraçant le parcours politique et la vie professionnelle de Soumaïla Cissé. Des témoignages de plusieurs hommes politiques, Premier ministre du Mali, de l’Afrique et de l’Occident, celui qui reste un militant de la démocratie, des droits de l’Homme, un cadre qui a dévoué toute son énergie pour le Mali « est la belle intelligence africaine », reconnait Louis Michel de la Commission de l’UE.

Le porte-drapeau de l’URD à la présidentielle a été présenté au public par le président du parti, Younoussi Touré, comme « la solution à la crise » que notre pays traverse depuis des mois. Le président par intérim de l’Assemblée nationale a vanté les mérites et l’expérience de son candidat.

Vérités

Pour Younoussi Touré, Soumaïla Cissé est un homme d’Etat aux qualités exceptionnelles qui a occupé plusieurs postes de responsabilités au Mali et dans la sous-région : ancien président de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), ancien ministre de l’Economie et des Finances, ancien ministre de l’Equipement, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Urbanisme et ex-secrétaire général de la présidence de la République avec rang de ministre.

M. Touré, n’a pas manqué de rappeler « l’incident malheureux qui est arrivé à Soumaïla Cissé, au lendemain des événements du 22 mars 2012 : tous les Maliens, tous les démocrates, et tout le peuple URD ont été attristés en apprenant que cet homme de paix, de dialogue a été agressé. Mais aujourd’hui, il nous rejoint en pleine forme prêt à travailler pour le Mali ».

Le candidat de la 2e force politique du Mali avec 29 députés à l’Assemblée nationale, 2173 conseillers communaux, 141 maires et 13 présidents de Conseil de cercle, a fait le tour de tous les problèmes du Mali, de : l’armée à la réconciliation nationale, le développement économique, la démocratique, la politique, le social et la culture.

Sur chacune de ces questions soulevées Soumi se propose comme une alternative sûre pour l’émergence du Mali à travers l’initiation rapide d’un « nouveau programme pour le Mali ». Et de lancer : « Je m’engage à faire ce que je dis et à dire ce que je fais ».

Pour Soumi Champion, il y a suffisamment de ressources dans le monde pour reconstruire le Mali, pour équiper l’armée à la hauteur de nos attentes les plus élevées par le biais d’une loi de programmation militaire, « de mettre en place un plan visant à mettre nos forces de défense et de sécurité dans les conditions d’opération et d’équipement répondant aux standards internationaux. Nous trouverons, ensemble, les moyens, les ressources et les expertises nécessaires à la reconstruction du Mali. Cette confiance, je la souhaite exigeante, avec une obligation encore plus forte de vous rendre compte de la gestion de notre pays, dans le cadre d’un contrôle citoyen renforcé ».

Soumi Champion a apporté son soutien à la Commission dialogue et réconciliation pour qu’elle « mette en place un dialogue politique inclusif entre les différentes composantes de la nation malienne, afin d’apporter des réponses à la hauteur des enjeux, dégager les voies de l’avenir compatibles avec les exigences d’un Etat républicain, laïc et démocratique. Nous devons reconstruire les liens sociaux brisés et prendre en charge la gestion adéquate des difficultés qu’affronteront dans les mois à venir aussi bien les populations résidantes que les déplacés et les réfugiés ».

La remise des couleurs du parti au candidat et l’exécution de l’hymne nationale ont mis fin à la cérémonie.

Amadou Sidibé

Les Échos du 11 Juin 2013