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Les résultats provisoires « seront rendus publics au plus tard dimanche 6 janvier », a confirmé mardi la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Enjeu: la succession du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. La suspension pour une durée indéterminée de l’accès internet a été annoncée lundi à l’AFP par un opérateur de téléphonie mobile et un fournisseur d’accès. Les envois de SMS sont également impossibles. « Il y a des gens qui intoxiquaient la population avec de faux chiffres concernant les élections. Et cela préparait la population à un soulèvement populaire », a déclaré à l’AFP le conseiller diplomatique du président Kabila, Barnabe Kikaya bin Karubi. « Le Conseil national de sécurité a décidé qu’il était impératif de couper internet pour permettre à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de terminer la compilation et l’encodage des résultats des élections », a-t-il ajouté, sans préciser la durée de la coupure. Des internautes tentaient mardi leur chance dans quelques grands hôtels de Kinshasa où internet était encore disponible. D’autres se rendaient au « beach » (port fluvial) où des petits commerçants revendent à la sauvette des recharges de crédit d’opérateurs du Congo-Brazzaville voisin. Un forfait internet qui se vend 1.000 francs CFA (1,5 euros) à Brazzaville se marchandait à 5.000 francs congolais (2,6 euros) de l’autre côté du fleuve, a constaté un journaliste. Ces coupures ont provoqué la première réaction diplomatique depuis les élections dimanche, pour lesquelles Kinshasa avait prié la communauté internationale de se tenir à l’écart. – « Meilleurs voeux et internet » – « Nous demandons au gouvernement de ne pas bloquer les moyens de communication et notamment l’accès à internet ainsi que les médias », ont écrit dans un communiqué conjoint les représentants de plusieurs pays occidentaux à Kinshasa emmenés par l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis. AFP