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L’accord de paix issu du processus d’Alger signé en juin 2015 fait ressortir huit points saillants dans sa mise en œuvre parmi lesquels, le soutien des populations dans la gestion de leurs propres affaires et le développement de la gouvernance locale adaptée aux besoins de base, la promotion d’un développement équilibré de toutes les régions du Mali, la lutte contre la corruption, entre autres. Pour susciter l’apport des ONG de développement et les agences donatrices du Mali dans la mise en œuvre de l’accord, les ONG Christian Aid et Open Society ont organisé une table ronde sur la thématique : « intégration des questions de développement dans le processus de paix au Mali ». C’était le mercredi 23 novembre à l’Hôtel Kimpeski sous la présidence du secrétaire général du Ministère de la Réconciliation Nationale, M. Ataher Ag Ikitane, en présence le représentant de l’ONG Christian Aid, M. Yacouba Koné, des représentants de l’Union Européenne, de l’ambassadeur du Royaume-Uni au Mali et de plusieurs invités.

Il s’agissait de mener des réflexions sur comment, les ONG pourront appuyer et développer au moins trois points sur les points inscrits dans l’accord à savoir la promotion du développement équilibré, la lutte contre la corruption et l’impunité, la lutte contre le terrorisme, le trafic de stupéfiants et d’autres formes de criminalité transnationale organisée. Lors de cette table ronde, un accent particulier a été mis sur les questions de sécurisation des moyens de subsistances des communautés vulnérables confrontées aux effets néfastes du changement climatique.

La trentaine de participants issus du monde des ONG, de la communauté des donateurs au Mali et des experts, ont porté leurs réflexions sur les questions et les programmes nécessaires pour soutenir des moyens d’existence durable dans des environnements non sécurisés et instables, le traitement des activités économiques illicites.

Selon le représentant de Christian Aid, l’accord signé le 20 juin 2015 après plus de trois ans de conflit a ouvert la voie à la stabilisation du pays, mais que le processus de mise en œuvre fait face à des difficultés. A ses dires, les conclusions de cette table ronde qui permet de promouvoir l’échange entre les parties prenantes, les ONG de développement et les agences vont appuyer le processus de paix dans son volet développement durable. 

« Nous croyons fermement que les principes et engagements clés de l’accord de paix au Mali sont valables et méritent d’être soutenus. Tous les acteurs doivent y travailler afin de faire fonctionner le processus de paix », a souligné M. Yacouba Koné.
A noter que l’ONG Christian Aid est une ONG britannique et d’Irlande qui intervient au Mali depuis la grande sècheresse des années 1973/74.

Depuis le début de ses interventions au Mali, l’ONG, en partenariat avec d’autres ONG et acteurs au développement appuie les communautés vulnérables des régions de Mopti, Koulikoro, Sikasso et du district de Bamako dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la lutte contre les effets néfastes du changement climatique, le renforcement des capacités techniques et organisationnelles des acteurs locaux du changement, entre autres.

Dans sa stratégie globale, Christian Aid identifie cinq domaines à savoir le pouvoir de changer des institutions, le droit aux services de base, les parts équitables dans un monde aux ressources limitées, l’égalité pour tous et la lutte contre la violence et la consolidation de la paix.

DK

25 Novembre 2016