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La zone FCFA est en quête d’un cadre de réacteur monétaire pour s’adapter aux exigences internationales de gouvernance financière. De nouvelles conventions destinées à consolider l’organisation et le contrôle des établissements de crédits sont présentement soumises à l’approbation des différents Etats de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA).

L’Assemblée nationale du Mali a approuvé récemment un nouveau traité de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA) et la convention régissant la commission bancaire de cette organisation.

Constitué par un traité adopté, le 12 mai 1962, l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA) est une organisation d’intégration monétaire qui se caractérise par la reconnaissance du FCFA (Franc de la communauté financière africaine) comme unité monétaire dont l’émission dans les pays membres est confiée à la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). L’UMOA a été épaulé dans ce processus d’intégration économique par la création, en 1994, de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine).

Depuis, les deux organisations cheminent ensemble pour l’équilibre du FCFA. Les huit pays de cette organisation ont adopté, le 20 janvier 2007 à Ouagadougou (Burkina Faso), un nouveau traité en vue d’adapter les règles régissant cet instrument de coopération et d’intégration aux évolutions intervenues dans les domaines monétaires et bancaires.

Les autorités soulignent que ce nouveau traité vise à prendre en compte les exigences de transparence et de bonne gouvernance pour renforcer l’efficacité des institutions de l’UMOA, en l’occurrence la BCEAO et la BOAD (Banque ouest africaine de développement).

Si la BOAD a vocation de promouvoir le développement équilibré et l’intégration économique entre des Etats membres, la banque centrale tient la situation des disponibilités extérieures des trésors publics, des établissements, entreprises et collectivités publics, ainsi que celles des établissements de crédit établis dans l’espace UEMOA. Désormais, le président de la commission bancaire et celui du conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers prendront part aux réunions de la conférence des chefs d’Etat et du conseil des ministres.

Il est, par ailleurs, fait obligation aux autorités administratives et judiciaires d’apporter leur concours à l’exécution des décisions de la commission bancaire en vue de conforter le caractère exécutoire des décisions.


Seydou Coulibaly

10 Novembre 2008