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Au regard des institutions et organisations africaines, de leurs structures et organigrammes, il n’y a vraiment aucune raison que l’Afrique ne puisse pas parvenir à une intégration africaine effective et efficiente, incluant le développement sur tous les plans : administratif, social, culturel, et surtout, économique et politique.

Entre autres acteurs qui doivent et peuvent contribuer à cette intégration africaine, on peut citer l’Union Africaine (ex-OUA), l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA), le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Carte d’identité de la CEDEAO

Créée à Lagos (Nigéria) le 28 Mai 1975 (il y a bbientôt 34 ans donc), cette organisation s’étend sur une superficie de 6 194 000 km2 , avec 240 millions d’habitants repartis dans 15 Etats africains membres : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Les principaux objectifs de la CEDEAO : promouvoir la coopération et l’intégration afin d’améliorer le niveau de vie de ses populations ; maintenir et renforcer la stabilité économique ; favoriser les relations entre ses membres ; contribuer au progrès et au développement du continent ; harmoniser et coordonner les politiques nationales ; participer à la création de la communauté économique africaine. Trois institutions régissent la CEDEAO : son Secrétariat Exécutif, son Parlement et sa Cour de Justice.


Le Secrétariat Exécutif

Le 12 Janvier 2006, à Niamey (Niger), la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEDEAO a décidé de transformer le Secrétariat Exécutif en une Commission de 9 membres dirigée par un Président. Le but visé : permettre, à la CEDEAO, de jouer un rôle plus efficace dans l’intégration et le développement de la région (des 15 Etats membres), dans un environnement économique global. Cette transformation vise aussi à renforcer le caractère supra-national de la Communauté, par l’adoption d’un nouveau régime juridique et le renforcement des pouvoirs de la Commision et de son Président.

Dans la structure proposée, le Président de la Commision, qui sera assisté par un Vice-Président, sera directement chargé de la coopération internationale. Le Vice-Président sera chargé, entre autres, de la coordination des relations avec les institutions de la Communauté : Parlement, Cour de Justice. Ce dispositif permet, à la Communauté, l’élaborer efficacement des partenariats pour le développement, de mobiliser et coordonner les ressources extérieures qui apporteront des fonds supplémentaires reçus pour le financement des programmes prioritaires de la CEDEAO.

Sept Commissaires relevant directement du Président de la Commission seront ainsi chargés de gérer six secteurs techniques dits Commissariats : un Commissariat pour l’Administration et les Finances ; un pour l’Agriculture, l’Environnement et les Ressources Hydrauliques ; un pour les Infrastructures ; un pour les Affaires Politiques, la Paix et la Sécurité ; et un pour le Commerce, la Douane, et la Libre Circulation des Biens et des Personnes.

La réussite du système de rotation des postes statutaires, institué entre les Etats membres, dépendra ainsi du respect scrupuleux de ce système. A cet effet, chaque Etat membre doit faire preuve d’autodiscipline.

Le Parlement, la Cour de Justice, la BIDC

A l’instar du Secrétariat Exécutif (ou Commission) de la CEDEAO, le Parlement, la Cour de Justice, et la Banque d’Investissement et de Développement (BIDC) sont structurés. La structuration du Parlement permet d’établir une meilleure synergie entre ses structures, celles de la Commission et les Assemblées Nationales des Etats membres.

Quant à la structuration de la Cour de Justice, son objectif est de mettre en place un organigramme fonctionnel ; d’harmoniser les mandats dans toutes les institutions de la Communauté ; et de permettre, aux juges de ladite Cour, de se consacrer à leurs fonctions essentielles.

La réorganisation de la BIDC, elle, favorise l’unicité du commandement et des relations fonctionnelles plus nettes entre les entités du groupe, tout en permettant de réduire ses charges d’exploitation.

(A suivre)

Rassemblées par Oumar DIAWARA

29 Janvier 2009