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L’Institut national de prévoyance sociale (INPS) a organisé une journée d’information et de sensibilisation sur sa part dans la gestion de l’Assurance maladie obligatoire (Amo). C’était le 28 juillet dernier. L’Assurance maladie obligatoire (Amo) a été institutionnalisée depuis neuf mois, après plusieurs années de gestation. Elle se fonde sur des valeurs comme : la primauté de la personne humaine ; la non discrimination ; l’égalité de l’accès aux soins de qualité ; la prise en charge collective et solidaire des dépenses de santé. Elle suscite encore de vives contestations, voire de remise en cause.

A cette occasion, le ministre du Développement social, ouvrant les travaux, dira que « la politique nationale de protection sociale est l’expression du droit de tout citoyen à une protection sociale consacrée par la Constitution. Force est cependant de reconnaître que malgré ce dispositif législatif et réglementaire, l’ensemble de ce mécanisme n’a que très faiblement assuré avec efficacité, la quête d’une protection sociale.

Pour autant, il y va de notre santé, car notre santé, c’est pour chacun d’entre nous, notre force ou notre faiblesse, ce qui nous permet tout ou nous interdit tout, une force dont on ne mesure la fragilité que lorsqu’on la perdue, pour chacun de nous, notre premier atout ». L’Assurance maladie obligatoire est fondée sur quatre principes majeurs : la solidarité, la contribution, la mutualisation des risques et le tiers payant.

Les personnes assurées et les bénéficiaires sont couverts sans discrimination liée notamment à l’âge, au sexe, à la nature de l’activité, au niveau et à la nature de leur revenu, aux antécédents pathologiques ou aux zones de résidence.

Sont assujettis à l’Assurance maladie obligatoire : les fonctionnaires civils de l’Etat et des collectivités territoriales, les militaires et les députés ; les travailleurs au sens du Code du travail ; les titulaires de pensions des secteurs publics et privé, les titulaires de pension parlementaires et les titulaires de pensions militaires ; l’Etat, les employeurs des secteurs public, parapublic et privé sont assimilés aux employeurs assujettis, les organismes gérant des régimes de pensions.

L’Assurance maladie obligatoire donne droit à la prise en charge directe des frais de soins curatifs, préventifs et de réhabilitation médicalement requis par l’état de santé ou par la maternité des bénéficiaires. Le panier de soins comprend deux catégories de soins : les risques faibles : les consultations générales ou spécialisées, les médicaments, les analyses de laboratoire et imagerie médicale, soins médicaux, soins dentaires (sans prothèse) ; les gros risques : les hospitalisations simples, les hospitalisations avec intervention chirurgicale.

Sont exclus du champ des prestations garanties par l’Assurance maladie obligatoire les interventions de chirurgie esthétique, les cures thermales, l’acupuncture, la mésothérapie, la thalassothérapie et toutes autres prestations non prévues par la nomenclature des actes médicaux et des médicaments. L’INPS a créé un point focal dédié à la gestion de l’Amo. Ainsi, l’INPS procède à une pré-immatriculation dans sa base puis transfère ces données à la Canam qui procède à l’immatriculation définitive.

Un numéro d’assuré est attribué à tous les assurés et bénéficiaires de la Canam. Ce numéro est l’identifiant unique des assurés et des ayants droits à la Canam au Mali. Comme impact de l’Amo, l’INPS trouve que l’assurance maladie participe à l’augmentation de la fréquentation des structures socio-sanitaires et par conséquent assure un financement direct. C’est donc une opportunité d’organisation, d’acquisition de nouvelles technologies pour une amélioration constante du plateau technique.

Alexis Kalambry

03 Août 2011.