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Au cours d’une conférence de presse mardi à la Bourse du travail, la commission de crise de l’Association des jeunes volontaires de l’Apej a réagi à l’article publié par L’Essor qui annonçait l’insertion de certains jeunes volontaires à la fonction publique.

La conférence de presse de la commission de crise des jeunes volontaires de l’Apej avait pour but de faire le point de la situation des jeunes volontaires. Dans le but de promouvoir l’emploi des jeunes, l’Etat a initié en 2005 le volontariat qui a enregistré la participation de 2000 jeunes.

Prévu pour durer une année seulement, le programme a été finalement renouvelé à quatre reprises par l’Etat au motif qu’il a été une réussite. Ce qui a obligé les jeunes volontaires à un sacrifice de plus de 3 ans.

Après trois ans de stage dans différents services publics, le contrat des jeunes a pris fin le 30 juin dernier, ramenant de nombreux jeunes à la case départ : le chômage. Quelques rares « chanceux » ont échappé aux mailles du « filet » parce que généralement recommandés en haut lieu.

Mais les 1625 volontaires condamnés à retourner à la « rue », entendent réclamer leurs droits d’insertion à la fonction publique. Contrairement à l’information donnée par notre confrère L’Essor, aux dires des membres de la commission de crise, aucun recrutement n’a été opéré.

« Après avoir appris la nouvelle, nous avons rencontré le directeur de l’Apej qui nous a dit qu’il n’était au courrant de rien. A la date d’aujourd’hui, aucun jeune volontaire ne peut dire qu’il a été recruté dans son service », a indiqué Moussa Guindo, membre de la commission de crise.

L’auteur de l’article, présent à la conférence de presse, dira que son papier a été produit sur la base de sources crédibles et proches des autorités en charge de l’emploi. « Avant d’écrire j’ai démarché les jeunes volontaires qui n’ont pas parlé. J’ai ensuite été à l’Apej qui m’a donné des chiffres bien clairs », s’est défendu le journaliste.
« Pour nous, un stage de trois ans n’est plus un stage mais un emploi. Nous sommes en droit de réclamer notre insertion », a tranché Souleymane Dembélé, un autre membre de la commission.

La commission de crise des jeunes volontaires a affirmé faire face à une « inégalité, injustice et mauvaise volonté de l’Etat avec à la clé le népotisme, le favoritisme et le clientélisme ».

Abidina Karembé, le président de la commission a déploré le fait qu’au moment où l’Etat programme le retour des volontaires à la maison d’autres jeunes sont recrutés à la fonction publique sans concours.

Sidiki Doumbia

31 Juillet 2008