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Après 3 ans de stage volontaire dans les services publics et para-publics, l’insertion de ces jeunes volontaires devient un véritable “casse tête” pour les autorités, toute chose qui n’a pas laissé les jeunes dans l’inertie. Face à la lenteur dans la prise de décision d’une insertion totale du reste de 2000 volontaires, les 1628 restants ont décidé d’adopter une nouvelle stratégie après les 3 années de stage.

Après de multiples chemins parcourus entre ministères et organisations, de nombreuses assemblée et une manifestation reprimée par les forces de l’ordre, le comité de crise s’est confié à la presse le mardi dernier afin d’informer l’opinion nationale sur les conditions actuelles des premiers jeunes volontaires de l’APEJ.


Les volontaires déplorent leur situation

C’était le mardi 29 juillet à la Bourse du Travail, la commission de crise des jeunes volontaires de l’APEJ, sous légide de son président Abidina Karembé, en présence de Souleymane Dembélé, Moussa Guindo et Moussa Bamba, a tenu une conférence de presse portant sur l’état actuel des jeunes volontaires. <<Oui à notre insertion après 3 années d’expérience>> telle était l’écriture qu’on pouvait lire sur la banderole des volontaires.

Ils ont observé une minute de silence à la mémoire des trois camarades décédés. Cette conférence est la suite d’une première tenue le 3 juillet dernier, les jeunes volontaires ont déploré la situation pénible dans laquelle le reste des 1628 jeunes volontaires vivent actuellement.

Le président de la commission de crise

Rappelons que le contrat des premiers jeunes volontaires a pris fin le 30 juin dernier. Le président de la commission de crise M. Abidina Karambe a porté à la connaissance de la presse les séries de négociations qu’ils ont engagées avec les différentes institutions de la République.

Ces négociations à travers les lettres de correspondances ont concerné la Cour Suprême, la Cour Constitutionnelle, l’Assemblée Nationale, le Haut Conseil des Collectivités, le Conseil Economique Social et Culturel et la Primature afin d’avoir une issue favorable. A cela s’ajoute la concertation avec certains partenaires notamment la CAFO, l’AMIPI, l’Eglise Protestante et Catholique et le Médiateur de la République comme intermédiaire afin d’insérer tous les jeunes volontaires.

Depuis la fin du contrat, les jeunes volontaires non embauchés font l’objet de harcèlement des pouvoirs publics qui ne ménager aucun effort pour reprimer toutes les assemblées et les réunions de la commission des jeunes volontaires. C’est pour cette raison que, les jeunes ont été refoulés du carrefour des jeunes, à l’AMAP jusqu’à la Bourse du Travail.

Certains font encore l’objet de poursuite policière. Désespoir, impatience, et scepticismes animent ces jeunes volontaires depuis la fin du contrat et ils remuent ciel et terre pour manifester leur colère. Pour cette raison certains n’hésitent pas à affirmer ceci : “Après les élections présidentielles, nous sommes devenus des personnes non gratta ; on nous qualifie des bandits… Nous sommes en face des politiciens et non des techniciens en la matière”.


Le paradoxe

Selon le président de la commission de crise, le paradoxe dans cette affaire a été la publication d’un article dans le quotidien national l’Essor, revelant que tous les volontaires de l’APEJ ont été engagés comme conventionnaires. Des propos relayer par le chef de département, promotion prospection et évaluation de la direction générale de l’APEJ.

Ils ont démenti toute information portant sur l’insertion d’un nombre important des volontaires dans les services publics et para-publics. Sur les 2000, à en croire les mêmes sources,1628 restent encore dans les rues sans espoir.

En tout cas, les jeunes volontaires, sous l’égide de la commission de crise, se disent aujourd’hui déterminés à défendre leurs droits longtemps promis jusqu’à ce que le dernier d’entre eux soit inséré. Pour cela, sans peur de la répression policière, ni autres, lutte se fera de façon pacifique, et les réunions de la commission et les assemblées générales se feront hebdomadairement à la Bourse du Travail.

Ousmane BERTHE (Stagiaire)

30 Juillet 2008