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En réalité, nos forces de sécurité sont impuissantes devant cette insécurité
grandissante à cause du manque de moyen logistique. Bien que Bamako regorge 13
commissariats et quelques brigades de gendarmerie, ces structures ne sont pas dotées
de matériels adéquats pour faire face à cette insécurité grandissante. Aujourd’hui,
nos commissariats ne possèdent qu’un seul vehicule, avec lequel les agents
effectuent les missions de patrouilles et de recherche. Or vu le nombre de quartiers
que ces commissariats couvrent, un seul véhicule est insuffisant pour mener à bien
leur mission ; à cela il faut ajouter le nombre restreint des agents dans les
differents commissariats. Cette montée inquiètante du banditisme dans notre capitale
doit être prise au sérieux par les autorités compétentes.Elles doivent mettre les
forces de sécurité dans les meilleures conditions afin qu’elles parviennent à
accomplir leur mission, celui de veiller à la quiétude des citoyens et la
sécurisation de leurs
biens. Si rien n’est fait pour contrecarrer cette résurgence du banditisme, Bamako
risquerait de devenir une cité hors la loi. La ville de Bamako connaît toutes
sortes d’attaques de jour comme de nuit parfois au su et vu des agents des forces
de sécurités(hold up, braquage des banques, agression à domicile).

Aujourd’hui le
cas de viol inquiète à plus d’un titre. Les communes les plus dangeureuses sont la
commune IV et la commune VI.

Le département chargé à la sécurité doit fournir de gros efforts pour équiper nos
agents de sécurité. Il est important et urgent que l’Etat prenne des mesures
strictes contre la fabrication des armes artisanales. Les différentes attaques qui
ont lieux sont perpetrées avec ces armes. On assiste impuisamment à la
prolifération de ces armes dans la ville de Bamako et autres localités du pays.

Les patrouilles mixtes doivent être organisées chaque nuit jusqu’à l’aube avec un
effectif correct.Les 15 éléments du GMS envoyés nuitament dans les commissariats
de Bamako ne permet pas de faire des resultats.Que l’Etat donne les moyens à la
police et que les populations acceptent de collaborer également.

Soumaïla T TRAORE/
Stagiaire

13 juillet 2006