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Aujourd’hui au Mali, l’insécurité a atteint un seuil très inquiétant. De Sanankoroba à Djélibougou en passant par le siège d’Ecobank au cœur de Bamako, les bandits frappent partout. Pour renverser cette tendance et prendre des dispositions idoines en la matière, le président de la commission défense, de la Sécurité et de la Protection civile de l’Assemblée nationale du Mali, l’honorable Karim Keïta a convoqué hier jeudi 3 novembre 2016 à l’hémicycle, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Général Salif Traoré.

Au sortir d’audience, les deux personnalités ont fait des déclarations à la presse. « Vous avez tous assisté à une certaine détérioration de la situation sécuritaire dans Bamako et environs et dans le reste du pays. Il y a une série de braquages violents, la commission défense, dans son rôle, m’a convoqué et les directeurs généraux et l’état major de la garde nationale pour faire le point de la situation. Nous leur avons expliqué ce qui s’est passé à Sanankoroba, nous leur avons expliqué ce qui s’est passé devant Ecobank. Nous leurs avons dit l’état d’avancement des enquêtes, les dispositions qui ont été prises, celles qui étaient en cours et celles qui sont en phases d’être prises.

On a échangé et ils nous ont posé des questions, mais ils nous ont fait beaucoup de suggestions et de recommandations et nous ne manquerons pas de les mettre en œuvre dans le seul but de rassurer la population et surtout d’inquiéter les bandits armés », a souligné le ministre de la sécurité et de la protection civile, Gal Salif Traoré. Avant d’ajouter que les moyens mis à la disposition des forces de l’ordre et de sécurité ne sont pas encore à hauteur de souhait. A l’en croire, les forces de l’ordre et de sécurité vont multiplier leurs présences afin de dissuader les bandits armés.

Le ministre a fait savoir que la coopération de la population est encore timide mais commence à se faire sentir. Pour lui, le système de vidéosurveillance en cours à Bamako va contribuer à la sécurité. Quant à l’honorable Karim Keïta de la commission défense, il a mis l’accent sur trois points à savoir : d’abord la conscience professionnelle des éléments qui sont déployés. Ensuite le commandement soit beaucoup plus ferme, regardant et que les sanctions tombent effectivement. Et enfin, la dotation de la gendarmerie nationale qui manque de moyens en équipement. « Nous sommes à l’approche de la session budgétaire et notre commission aura des recommandations fortes pour l’équipement des forces de défenses et de sécurité », a conclu l’honorable Karim Keïta.

Aguibou Sogodogo

04 Novembre 2016