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Siaka B. Sidibé, le directeur régional de la police de Bamako, sollicite le concours de la population pour sécuriser davantage la ville. «Il ne se passe pas un jour où des armes à feu ne sont saisies par la police lors des différentes sorties pour sécuriser la population », a-t-il déclaré le 6 novembre lors d’une retraite médiatique à Sélingué.

Les 15 commissariats de Bamako sont mobilisés, appuyés par des éléments de la garde nationale et la gendarmerie pour mener des descentes dans les nids criminogènes de la capitale. En plus des patrouilles diurnes et nocturnes, des check-points sont installés sur les axes principaux de la ville pour dissuader les malfrats. Selon le directeur régional de la police, il y a aussi un renforcement des renseignements de la police qui travaille avec des forces spéciales formées pour contrer les actions terroristes. «Il y a plein de policiers en civils », a-t-il fait savoir, précisant que la présence de la police dans les rues est rassurante pour la population qui doit aussi aider les agents de sécurité à débusquer les bandits et les personnes menant des activités suspectes. C’est la collaboration de la population qui a permis aux agents de sécurité de mettre la main sur les malfrats qui ont été arrêtés la semaine dernière. Parmi ces individus appréhendés, il y a un complice de ceux qui ont braqué un client d’ECOBANK en pleine journée. Le même voyou qui a tué un policier en avril dernier est un vagabond impliqué dans le braquage de la boutique Simparala à Bamako. Face à l’insécurité, le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile a pris des mesures dont la multiplication des formations à l’endroit des agents. A en croire Bakoun Kanté, conseiller technique audit ministère, il y a une redynamisation des systèmes de communication et une plus grande coordination entre les forces de sécurité et l’armée. Au plan technique, les patrouilles se multiplient avec les pays limitrophes comme le Burkina, la Guinée et la Côte d’Ivoire. A cela s’ajoute une collaboration étroite avec d’autres forces présentes au Mali. «La situation sécuritaire est volatile, mais elle demeure sous le contrôle des forces de sécurité du Mali et les forces partenaires de la MINUSMA et de Barkhane », a affirmé Bakoun Kanté.
Autre inquiétude : les préparatifs du sommet Afrique-France qui doit se tenir à Bamako en janvier 2017. Actuellement, il y a 1000 agents de protection formés, a expliqué le Lieutenant colonel Fodé Malick Sissoko, chef de la cellule protection des hautes personnalités au ministère de la sécurité intérieure et de la protection civile. Parmi ces agents, 700 éléments ont été sélectionnés pour assurer la protection des personnalités invitées à prendre part au sommet Afrique-France.

Soumaila T. Diarra

Le Républicain du 08 Novembre 2016