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A cause de la foule nombreuse venue célébrer un mariage à Daoudabougou, Mamadou Samaké s’est, lui aussi, rendu à la fête avec ses complices. Il choisit l’autre côté de la route pour mener ses opérations.

Profitant du manque de vigilance de Mme Sacko qui préparait le dîner dans la cuisine, il s’est introduit dans la maison et s’en est allé jusque dans la chambre.

Il a réussi, en un tour de main, à faire main basse sur les 12 000 FCFA qui se trouvaient dans le sac de madame et raflé la coquette somme de 500 dollars qui se trouvaient dans la poche intérieure de la veste d’un jeune qui venait juste d’arriver de la Libye.

Non satisfait de la taille de son butin, il monta sur le lit pour fouiller dans le sac posé au-dessus de la penderie, mais c’est en ce moment qu’il fut surpris par Mme Sacko qui venait chercher des pièces d’argent dans son sac.

Cette dernière cria au voleur ! Le malfrat fut maîtrisé.
A la demande de savoir ce qu’il faisait dans la chambre, il répondit qu’il voulait boire de l’eau. Sa fouille, opérée séance tenante, permit à la dame et au jeune homme de récupérer les sommes volées. Il fut ensuite conduit à la brigade des sapeurs pompiers par les soins du sergent Sacko où il s’est, tout de suite, mis à table.

Selon ses déclarations, il travaille en collaboration étroite avec un autre chef de gang, un certain Moussa Traoré. Il s’occupe du secteur qui va de Daoudabougou jusqu’à Banankabougou. Moussa, quant à lui, s’occupe de la zone qui va de Sabalibougou jusqu’au-delà. Leur receleur n’est autre qu’un certain Namory Kéïta, un boutiquier de Garantiguibougou.

Les sapeurs-pompiers étaient encore en train d’interroger le malfrat quand les voisins de Sacko vinrent se plaindre du vol d’une Yamaha 100. Mamadou leur dit qu’il n’avait rien à faire avec ce vol et que c’était plutôt Moussa et son complice Abdheramane qui ont fait ce coup et que, la Yamaha en question a été vendue à Namory Kéïta.

D’ailleurs, affirme t-il, c’est toujours chez ce dernier qu’ils vendent le butin de leur vol. En effet, Namory est bien connu des services des commissariats de Bamako. Impliqué dans une affaire similaire, il a été récemment présenté à la télévision nationale par le commissariat du 3e arrondissement.

Grâce à sa coopération, la protection civile a réussi à mettre la main sur Moussa, Abderhamane et le réceleur Namory Kéïta.

Mamadou Samaké et les trois suspects ont été, par la suite, conduits à la brigade territoriale de la gendarmerie de Faladié, laquelle a immédiatement ouvert une enquête.

Pierre Fo’o MEDJO

25 septembre 2006.