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Hier jeudi 15 décembre 2005, le revendeur Mamadou Kida dont le kiosque de ventes est situé en face de la caisse des retraités a été victime d’une agression, au moment où il se rendait à l’imprimerie pour prendre ses journaux et les distribuer aux abonnées.

Il a été agressé à 300 mètres de sa maison aux environs de 5 heures du matin sur la rue 405 à Sabalibougou par des individus armés de gourdin.

Après avoir reçu un coup sur la tête, et après que ses agresseurs se soient rendus compte qu’il portait un casque, ils l’ont roué de coups.

Le revendeur Mamadou Kida s’en est sorti avec une double fracture au bras gauche, une autre fracture au bras droit.

La moto Yamaha dame 80 de couleur orange, immatriculée 4GC O54756, a été emportée par les agresseurs qui étaient embusqués, selon la victime, derrière une maison en banco située sur la rue 476.

Selon la victime que nous avons interrogée à domicile, ses agresseurs lui ont barré la route en déposant des moellons sur son passage.

Il ne pouvait pas se douter d’un traquenard. Arrivé au niveau des moellons, il a ralenti pour se frayer un passage.

C’est dans cette tentative qu’il a reçu des coups de gourdin. L’agression, a-t-il fait savoir, a eu lieu à 100 mètres du logement d’un officier de police.

Le revendeur Mamadou Kida n’a eu la vie sauve que grâce aux cris des femmes.

Aucun homme n’est sorti pour le secourir

Les garnisons sont pleines et l’insécurité gagne du terrain. Les populations ne comprennent pas cette contradiction.

Est-ce à dire que les patrouilles sont mal organisées ou qu’il existerait un deal entre malfaiteurs et forces de l’ordre ?

Il urge d’organiser des patrouilles de grande envergure pour démanteler ces nids de malfrats.

Il faut que les éléments des forces de l’ordre acceptent d’aller à la racine du mal au lieu de rançonner nuitamment, sous les lampadaires, les paisibles citoyens qui rentrent chez eux.

Les hommes existent et sont disponibles, mais la volonté, la bonne foi et l’engagement, aux côtés des agents de sécurité, font défaut.

Pour rappel, les états généraux sur la sécurité et la paix au Mali se sont tenus, il y a quelques semaines, à Bamako. D’importantes résolutions et recommandations ont sanctionné ces assises.

Le Président de la République avait dit qu’on passerait vite à l’application des décisions prises. Bamako connaît aujourd’hui une insécurité grandissante et inquiétante.

On est tenté, par moment, de se demander si le ministre Sadio Gassama, Colonel de l’armée, bénéficie des coudées franches et sincères avec ceux avec qui il travaille.

Jouit-il d’une bonne assistance ? Toujours est-il que l’homme se bat pour ramener la quiétude sur les axes routiers, les campagnes et les villes.

Tiémoko TRAORE

16 décembre 2005.