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L’insécurité est devenue un véritable casse-tête dans notre pays, notamment dans la capitale, Bamako. Presque tous les jours, on voit sur les réseaux sociaux les attaques à main armée par-ci, les braquages par-là. Aujourd’hui, on se demande si réellement les éléments des forces de sécurité peuvent efficacement répondre aux besoins de sécurité dans notre pays. Tous espèrent que les forces de sécurité reprennent rapidement le contrôle dans la lutte contre l’insécurité pour qu’au moins les citoyens puissent retrouver la quiétude.

A Bamako, les populations assistent, impuissantes, à une insécurité grandissante. Les cambriolages, les attaques à main armée, les vols d’objets, sont entre autres faits dont les bamakois sont quotidiennement victimes. La capitale malienne traverse une crise profonde de protection à cause de l’insécurité due au conflit interne que traverse le pays. Elle n’est plus la capitale paisible qu’elle était il y a des années. L’insécurité y gagne de plus en plus de terrain, la paix et la tranquillité des citoyens sont fortement dérangées.

Selon Hamed Gagjigo, magistrat à Kati, l’insécurité est grandement liée au chômage, car il n’y a pas de travail. « Le manque de travail pousse certains jeunes au banditisme, donc à attaquer et à voler les gens. Ce n’est pas une excuse, mais cela est la cause principale », dit-il. Aux dires de Monsieur Gagjigo, le chômage n’est pas le seul motif de l’insécurité à Bamako. Pour lui, il y a aussi des jeunes qui ont la paresse de travailler à la sueur de leur front, donc ils préfèrent s’en prendre aux honnêtes gens, les cambrioler. « Ils terrifient toute la ville et s’en sortent facilement, la plupart du temps. Il y’a aussi des orphelins qui n’ont nulle part où aller, personne pour leur montrer le droit chemin. Ils grandissent dans la rue, donc doivent survivre par eux-mêmes. D’autres s’en sortent honnêtement, mais malheureusement ce n’est pas le cas de tous », a-t-il fait savoir. Avant d’ajouter que la plupart deviennent des drogués et s’attaquent aux gens parfois juste pour de la monnaie, le prix de leurs doses du jour.

Par ailleurs, certains citoyens pensent que l’insécurité de notre pays est la faute de la police. Pour eux, la police ne fait pas bien son travail, car comment peut-on attaquer la population et que la police reste sans rien faire ? La population est très énervée contre les forces de sécurité, car elles n’arrivent pas à mettre fin à son calvaire. Pour d’autre, c’est le manque d’éducation parce qu’un enfant bien éduqué par ses parents ne peut s’en prendre aux autres. Ils ajoutent : « C’est aussi de la faute du gouvernement qui ne met pas en place un système afin que ces bandits puissent être arrêtés pour que nous retrouvions notre paix ».

Cependant, les forces de l’ordre demandent aussi l’implication de la population à leur côté pour mettre hors d’état de nuire les bandits qui empêchent les paisibles citoyens de circuler librement à Bamako. « La ville de Bamako est remplie de délinquants. Nous faisons tout notre possible pour veiller à la sécurité de chaque citoyen, mais les citoyens aussi doivent nous aider, car tous ces bandits sont également des citoyens, donc il est difficile de les reconnaître et sans preuve, nous ne pouvons rien faire. Nous sommes tous des Maliens et nous voulons tous ce qu’il y a de mieux pour notre pays. Alors ensemble, on peut y arriver. C’est vrai qu’en ce moment le banditisme prend de l’ampleur, mais nous avons augmenté le nombre de patrouille et nous sommes plus vigilants que jamais. Vous citoyens, pour nous rendre la tâche plus facile, devez être sur vos gardes, faire très attention et ne jamais baisser la garde », déclare un agent de la police.

Ces témoignages montrent que l’insécurité est un problème très vaste et complexe, et pour y mettre fin, il faut que la population et les forces de l’ordre se donnent la main, car c’est un problème qui affecte tout le monde.

Zeinabou Doumbia, stagiaire

SOURCE : Le Républicain