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Vivre à Bamako est devenu un calvaire. Pour se défendre les populations de certains quartiers de la capitale ont mis sur pied des «polices civiles». Ces «polices civiles» comme son appellation l’indique sillonnent les  quartiers  de 19h à 6 h du matin. Ces défenseurs de la population sont pour le moment efficaces: des personnes suspectes sont arrêtées, des motos sans pièces retirées et mises à la disposition de la police de proximité.

Cette police civile rappelle heureusement les brigades d’autodéfense constituées à Bamako les dernières années du règne de Moussa Traoré. Ces brigades civiles s’étaient données pour mission d’apporter la paix et la quiétude aux populations, la police n’ayant pas comblé les attentes.

Les polices civiles qui se constituent dans les quartiers périphériques de Bamako se sont données pour tache de défendre le droit et la liberté des populations d’aller et de revenir sans être inquiétés par des individus sans foi ni loi qui au lieu de travailler se livrent aux actes de braquage, de vol à mains armés. Ces individus se transforment tout simplement en coupeurs de route et en semeurs de désordre dans les cœurs et dans les esprits au moment où les populations sont sérieusement affectées par les effets pervers de l’insécurité et de la misère économique.

Dans un pays où la vie devient chacun pour soi le diable pour tous, les populations s’organisent comme elles le peuvent pour se protéger de la vindicte des bandits armés surtout quand elles font appel à la police en cas de nécessité. Ces jeunes policiers civils d’autodéfense doivent être encadrés par la police qui fait déjà un travail extraordinaire.

Du 18 Septembre 2017