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A chaque fois que la ville est soumise aux échanges de tirs entre les différents corps de notre armée, de simples citoyens honnêtes en payent lourdement le tribut par les actes de vandalismes des bandits. Habillés en tenue militaire, des hommes armés dépouillent la population.

Vendredi 27 avril 2012 aux alentours de 18h -19h, les tirs sèment la panique au sein de la population de Bamako. Des affrontements entre forces armées, des snipers sifflent, bérets rouges et bérets verts s’affrontent, prise de la télévision nationale etc. Peu habitués aux complaintes des rafales, les gens courent pour regagner leur domicile et se mettre à l’ abri de balles perdues. Une situation qui arrange les malfrats de nos jours surtout ceux qui ont pris la zone ACI 2000 de Lafiabougou comme cible.

Comme un rituel, après chaque échange de tirs dans la capitale, une des boutiques en paye les frais dans l’ACI. Cette boutique de mauritaniens est le théâtre d’un braquage répété, lors des premiers évènements connus dans la capitale soldés par le renversement du régime d’ATT, ces braves boutiquiers ont été victimes d’une attaque à main armée par deux hommes armées. Qui ont obligé le propriétaire de la boutique à lui remettre sa caisse, le pauvre homme a été agressé. Actuellement il est reparti en Mauritanie pour soin.

Les échanges de tirs dans la nuit du 27 avril a crée une situation pour des malfrats de venir braquer un jeune revendeur mauritanien, en compagnie de deux jeunes maliens employés dans sa boutique.

Selon, Hamed, petit frère du propriétaire de la boutique (une mini-alimentation) size à l’ACI 2000 non loin de la « place Can » », au alentour de 23h 30 mn, une voiture de marque Mercedes, de couleur noire, s’est stationnée devant leur boutique pour les raquetter. « La voiture s’est arrêtée à l’angle du carrefour, 3 hommes armées sont venus vers moi, tandis que les trois autres attendaient, ils ont pointé leurs armes sur moi et m’ont dit : rentre et donnes nous ton argent… », a témoigné.

Pris de panique, les jeunes qui faisaient leur thé devant une agence de voyage pas loin du lieu de la scène de l’agression, se sont enfuis à la vue des armes. Le jeune Hamed n’a pas voulu prendre de risque, il a obéi aux ordres de ces agresseurs et est rentré vider sa caisse pour les 3 hommes armées, en leur remettant la somme de 300 000f CFA en espèce. Qui d’ailleurs n’a pas suffit aux malfrats qui se sont largement servis dans les stocks de marchandises du jeune « Souraka». C’est la deuxième fois que cette boutique est dévalisée dans la zone ACI 2000, même l’hôtel Bouna a eu « à payer son droit de cuisage » en cette période où Bamako ressemble de plus en plus en un « Far- West ».

Khadydiatou Sanogo

03 Mai 2012