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La cellule de Communication de Malamine Koné dirigée par Nadia Dussol a animée un point de presse le jeudi dernier, à l’hôtel El Farouk. Plusieurs médias y ont pris part. La chargée de mission a tout d’abord fait une large présentation des actions de Malamine Koné. Nadia Dussol explique que c’est à la suite de la demande du gouvernement malien que Malamine Koné a décidé de venir en aides à deux zones sinistrées de la 1ère région du Mali. Les zones visitées sont Lambidou (cercle de Diéma et Diangounté-Camara (cercle de Diéma).

Dans son programme Malamine Koné se rendra dans les zones sinistrées avec certains ministres du gouvernement et hauts cadres de la région. Cette visite est plus que symbolique, car il sera question de la remise officielle des denrées alimentaires aux populations des deux localités sinistrées. Et plus des zones sinistrées Malamine Koné remettra après une rencontre avec les confessions religieuses une remise officielle de denrées alimentaires.

La chargée de mission a été très claire dans son exposé, la visite a un caractère humanitaire et non sportif : fervent croyant, musulman de surcroît, Mala vient au secours des zones sinistrées en ce mois béni de Ramadan.

Les journalistes ont posé plusieurs questions dont entre autre la création d’une Fondation Malamine Koné. Toutes les questions ont trouvé un élément de réponse par Nadia Dussol.

Les zones sinistrées traversent une grande crise surtout en cette période de carême accentuée par la vie chère. Ces deux localités ont connu des moments très durs dans les années écoulées qui sont:la mauvaise récolte, les maladies pathogènes et l’exode rural des bras valides.


Au Mali les chiffres produits sur l’insécurité alimentaire sont plutôt alarmants

De 1996 à 1998 croissance annuelle du secteur agricole de 3, 9 % au cours des 15 dernières années. Cette croissance contraste mal avec une sous alimentation estimée à 32 % de la population totale, de 1990 à 2002: diminution des personnes sous alimentées, on passe de 32 % à 29 %.

La conséquence est accentuée par des disponibilités alimentaires qui étaient de 2220kcal/jour / par personne dans la période de 1990-1992 à 2200kcal/jour/ personne en 2002, de 1995 à 1996 : 30% de malnutrition chronique des enfants de 0 à 35 mois dont 40 % de cas aiguë, en 1990 : 31 % des enfants avaient un faible poids (en 2000, de 33 %) le taux de morbidité des enfants de 5 ans était de 222 pour mille.

Commune rurale située dans le cercle de Diéma, composée de 4 villages administratifs, Lambidou, chef lieu de la Commune : Singoné, Koumarenga et Kary avec une superficie d’environ de 333 km2.

La population est estimée à 10059 habitants avec 53 % de femmes. Les groupes ethniques sont les Sarakolé, les Bambara, les Malinké, les peulh et les maure et 30 % de la population est émigrée (notamment la France).

Diangounté Camara

Commune rurale située au Nord, constituée de 13 villages dont Diangounté-Camara est le chef lieu de la commune avec une superficie environ de 911 Km2.

La population est estimée à 22900 habitants: les groupes ethniques par ordre d’importance sont : les Sarakolé, les Kagoro, les Bambara et les peulh. Traditionnellement, la population connaît des flux migratoires vers l’Europe, l’Afrique Centrale et du Nord.

Les causes de l’insécurité alimentaire sont:Les calamités naturelles, l’extrême pauvreté, les ruptures des liens de solidarité et les problèmes liés à l’insuffisance de surfaces cultivables, de protection de l’environnement d’aménagement des marres.

L’insécurité alimentaire quotidienne et prégnante dans la commune de Diangounté Camara. La non diversification dans la consommation des aliments, le bradage des stocks de céréales par certains chefs de ménages , la rupture des stocks alimentaires sur les marchés, la pauvreté, les maladies liées à la sous alimentation.

Ce geste humanitaire et patriote d’un malien installé en France mérite d’être encouragé et salué et doit être un exemple pour les autres maliens de la diaspora.

Moustapha GUITTEYE

17 Septembre 2008