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En marge des travaux de la troisième session ordinaire de la Cour d’assises en transport à Ségou, notre envoyé spécial a rencontré le Président Directeur Général de l’Office du Niger à propos de l’Initiative riz. Celui-ci lui a confié que le géant malien de l’agro-industrie est à pied d’œuvre pour atteindre au moins 8 tonnes de riz à l’hectare.

Dans le but d’exécuter correctement l’Initiative riz dans les zones couvertes par l’Office du Niger, le PDG Seydou Idrissa Traoré a déclaré que la priorité est donnée à la sensibilisation, laquelle passe par une collaboration franche entre tous les acteurs (techniciens, producteurs, commerçants et autres opérateurs économiques) de la zone Office du Niger.

Le premier responsable de l’ON de relever que beaucoup d’actes positifs ont été réalisés dans le cadre de la bonne exécution de l’initiative gouvernementale visant la production, dès cette campagne 2008/2009, de 1,6 millions de tonnes de riz paddy.

Il a ajouté que le document établi dans ce cadre a été, en premier lieu, présenté aux acteurs de l’ON. Au niveau de cette structure, toutes les dispositions étaient prises avant. Pour mieux exécuter cette nouvelle politique agricole, des tournées d’explication, ont été organisées dans les zones couvertes par l’Office, a-t-il ajouté.

L’Initiative riz, a déclaré, Seydou Idrissa Traoré est basée sur l’augmentation des rendements. L’augmentation de rendement suppose une discipline exemplaire à laquelle doivent se plier les producteurs.

Pour davantage encourager les producteurs de riz de la zone Office du Niger, des dispositions ont été prises en vue d’accompagner correctement les paysans et faire en sorte qu’à l’hectare, l’on puisse atteindre 8 tonnes de riz ou plus. Seydou Idrissa Traoré d’ajouter que les producteurs qui atteindront huit à l’hectare seront dégrevés.

Les difficultés d’approvisionnement en engrais ont été aussi évoquées par le Président Directeur Général de l’Office du Niger. C’est ainsi, qu’il dira que l’urée est cédée aux producteurs à plus de 22.000FCFA le sac contre 17.500 FCFA dans d’autres zones de productions agricoles.

Le MPK fait plus de 28.500FCFA le sac.

Les producteurs de la zone Office du Niger sont au même niveau d’information que les agents techniques de l’ON. Il n’y a plus de faux marchés, ni de fausses surfacturations des intrants agricoles, a poursuivi le PDG Seydou Idrissa Traoré. Avec Togouna, selon Seydou Idrissa Traoré, l’espoir est permis jusqu’à 60% d’approvisionnement en engrais.

Mais il ne faut pas se voiler la face, le vrai problème de l’Office du Niger, qui constitue sa faiblesse, est en grande partie liée à son approvisionnement en intrants notamment l’engrais. Il s’y ajoute que les besoins du 18/46 (type d’engrais) n’ont jusqu’ici, pas été satisfaits.

Le respect du calendrier agricole est très important dans le rendement selon Seydou Idrissa Traoré. Il se dit satisfait du fait que les producteurs de la zone Office du Niger ont commencé à temps la campagne.

A l’Office du Niger, une bonne précédente campagne agricole peut combler certains besoins d’une nouvelle campagne. Cela, faut-il le souligner, passe par une bonne utilisation de l’engrais par les producteurs qui doivent, pour y arriver à de tels résultats se soumettre aux conseils des techniciens agricoles de l’Office du Niger.

A l’Office du Niger, il convient de le rappeler, la campagne démarre le 20 mai. A ce jour, dans les zones Office du Niger, l’atmosphère est à l’optimisme. Cette situation est liée, en grande partie au dialogue franc qui existe entre tous les acteurs de l’ON.

Il a soutenu que, dès sa prise de fonction, il a institué une méthode de travail, qui consiste à effectuer des visites sur le terrain pour être au parfum de la réalité. A cet effet, les chefs de casiers respectifs rendent compte après chaque visite effectuée sur le terrain.

Ces visites, a-t-il poursuivi, permettent aujourd’hui de mieux s’imprégner du suivi régulier sur le terrain. La réussite de l’Initiative riz dira le Président Directeur Général de l’Office du Niger, dépendra, en grande partie, de l’approvisionnement des producteurs en intrants.

Zhao Ahmed BAMBA

30 Juillet 2008