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Mort à la suite d’une agression sauvage, le 19 juillet dernier en France, Mamoudou Barry, jeune universitaire guinéen, a été porté en terre, hier, 5 août 2019, à Bolaro, sa cité natale dans la région du Fouta Djallon en Guinée. Mais avant cette ultime étape, le trentenaire diplômé guinéen a eu droit aux hommages de la Nation entière. D’abord, à Conakry, la capitale, où la dépouille mortelle avait été rapatriée de France, ensuite à Mamou, la capitale de sa région natale où les localités de Diatabaya, Hamdallaye, Kalia et Soloya, entre autres, ont aussi tenu à manifester leur solidarité à la famille du défunt. C’est dire si à travers la mort de Mamoudou, c’est la Guinée tout entière qui s’est sentie meurtrie dans sa chair et dans son âme et qui, au-delà des rivalités politiques et des clivages ethniques et religieux, a su se dresser comme un seul homme pour rendre un hommage appuyé à un digne fils de la Nation, dans une ambiance de recueillement et de tristesse à peine contenue. La mort de Mamoudou Barry doit être une interpellation sur la question du racisme dans le monde. Mais au-delà des hommages, il faut que justice soit rendue à Mamoudou Barry.LePays