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La reprise des hostilités

Après une trève forcée due aux échéances des compétitions internationales, notamment les éliminatoires de la CAN des locaux et la coupe CAF, l’heure est à la reprise traditionnelle des hostilités en championnat national.

Ainsi, la 16e journée qui a déjà démarré le 19 Mai, se poursuivra jusqu’au vendredi prochain. Pour cette 16e journée, l’ASKO a été tenu en échec par le Nianan (0-0). Les autres équipes opposées : ASB-Djoliba, Réal-CSK, USFAS-CS Duguwolofial, COB-Stade de Sikasso, Stade malien de Bamako-Bakaridjan, 11 Créateurs-Débo.

A noter qu’après 15 journées disputées, c’est le Stade malien de Bamako qui est en tête avec 31 points, suivi du Djoliba avec 29 points. Mais les Rouges de Hérémakono ont deux matches en retard à jouer ; et la 3e place est occupée par Bakaridjan. En bas du tableau, le Débo et le Nianan glissent inexorablement vers la 2e division.

Désigantion des entraineurs


Le choix incombe toujours aux fédérations

La bonne marche d’une discipline sportive dépend de la communion et l’entente entre ses différents acteurs, dont les fédérations et le public sportif. Ce qui explique que dans n’importe quel pays et dans n’importe qu’elle fédération, les tâches sont partagées.

La fédération s’occupe de l’aspect technique (c’est-à -dire des équipes nationales) et organise les compétitions nationale et internationale. Ce qui revient à dire que le choix des entraîneurs revient fortement à la fédération.

Quant à la tutelle, son rôle est d’apporter l’aide financière nécessaire suivant le programme établi par la fédération concernée. Parmi ces fédérations, c’est la FEMAFOOT qui se trouve aujourd’hui dans un dilemme. Ce qui explique les contre-performances de nos équipes nationales, depuis un certain temps.

Pour mettre fin à ce cafouillage, les responsables sportifs se sont concertés en vue de sortir le football malien de sa léthargie. Conscient de ces difficultés, Malamine Koné avait décidé de démissionner de son poste de conseiller spécial pour laisser la main libre à la fédération.

Et depuis lors, des relations de convivialité se sont instaurées entre le département des Sports et la FEMAFOOT.

Forte de ses prérogatives, la FEMAFOOT a décidé de choisir ses entraîneurs. Ainsi, après le choix des entraîneurs des équipes nationales Espoirs, Juniors, Cadets et même Seniors, c’est en toute logique qu’elle doit choisir les adjoints et autres membres de l’encadrement technique.

En décidant de porter son choix sur une personne, la FEMAFOOT n’a fait que remplir son devoir. C’est donc après les résultats que chacun pourra juger. Si l’on veut qu’il y ait une stabilité au sein de notre football, il faut que chacun s’assume.

Ce qui revient à dire que personne ne doit interférer dans le camp de l’autre, et que chacun doit respecter les textes régissant la bonne marche du sport.

Aujourd’hui, avec cette main libre de la FEMAFOOT sur le choix des entraîneurs des équipes nationales, on ne pourra plus parler d’entraîneur imposé. Car en cas d’échec, les responsabilités sont connues et situées. Il ne sert donc à rien d’amener des entraîneurs qui ne respectent pas leurs employeurs.

Comme ce fut le cas de Jean-François Jodar qui ne respectait pas la Fédération.

Qu’ils soient bons ou mauvais, ces entraîneurs désignés sont sous l’autorité des fédérations, car ils sont responsables devant elles qui, à leur tour, doivent faire le compte rendu obligatoire à leur tutelle, c’est-à-dire le ministère des Sports. C’est seulement en cela qu’on pourra atteindre les objectifs excomptés .

Malgré une rumeur persistante annonçant le nom de Madou Coulou comme entraîneur adjoint de Keshi, personne ne connaît officiellement le nom du futur adjoint. Mais une chose est sûre : tout se jouera entre Madou Coulou et Amadou Pathé Diallo.

Si la fédération a l’intention de porter son choix sur Madou Coulou, force est de reconnaître que les pressions sont fortes pour faire venir Pathé Diallo. Aussi se pose-t-on la question : la FEMAFOOT va t-elle céder?…

En attendant, selon nos informations, le salaire mensuel qui sera alloué au futur adjoint sera de 2 millions de FCFA. Ce qui n’est pas mal, même si la différence de salaire avec son principal (Keshi) est énorme.

Rappelons, en effet, que l’entraîneur percevra 7 millions de FCFA par mois, plus 500 000 FCFA de frais téléphoniques, plus une maison et une voiture. C’est dire que le point de presse de Keshi, prévu le jeudi prochain, sera intéressant, car tous les regards seront rivés sur le siège de la FEMAFOOT.

Rassemblées par Sadou BOCOUM

21 Mai 2008