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L’AS Police remporte la 1ère édition

La finale de la Coupe de football PSP s’est jouée le 1er Mars 2009 à Ouenkoro entre l’AS Police de la localité et AS Mabérè. Cette compétition, qui a regroupé les 22 villages de la sous-préfecture, avait pour but de relancer la pratique du football, et surtout, d’assurer le brassage entre les jeunes de la localité.

Après les éliminatoires, la finale a opposé l’AS Police de Ouenkoro à l’AS Mabérè. Finalement c’est l’AS Police qui remporte le trophé, en battant l’AS Mabérè (2-0). Les deux buts ont été marqués par Hassan Bah (15’) et Amadou Traoré (60’). Du coup, les Policiers remportent la première édition de la Coupe PSP. Le parrain Harouna Sangaré s’est dit satisfait et a promis de pérenniser l’évènement.

En plus de la Coupe, l’équipe victorieuse a reçu 75.000 FCFA et un jeu de maillots. L’équipe vaincue, elle a reçu 20 000 FCFA et également un jeu de maillots. Les équipes classées 3è et 4è (respectivement Niogo et Férobé) ont bénéficié, chacune, de jeux de maillots.

TOURNOI DE LUTTE TRADITIONNELLE : Harouna Guindo enlève la moto SANILI

Parallèlement au tournoi de football, une compétition de lutte traditionnelle a été organisée le 1er Mars 2009 entre les 22 villages de Ouenkoro, à laquelle 53 combattants ont participé.

La lutte, qui a démarré ce 1er Mars à 22 h 45, ne s’est achevée que le lundi 2 Mars à 11 h 25. Ce qui prouve que les combats, âprement disputés, ont été serrés et engagés. A l’issue des éliminatoires, trois lutteurs se sont retrouvés en finale, à égalité de 9 points. Au bout du compte, il ne resta que les finalistes Harouna Guindo du village de Sergendougou et Moussa Konaté du village de Thiondougou.

Après un premier round ponctué par une pause d’observation, Harouna Guindo gagnera lors du 2è round en terrassant Moussa Konaté. Du coup déclaré vainqueur, il enlevera le trophée : une moto SANILI. Le 2è empochera 20 000 FCFA et un sac de riz. Enfin, le 3è, Gouro Djanda du village de Péguéré, recevra 10 000 FCFA et un sac de mil.

CHAMPIONNAT NATIONAL D.1 : la percée fulgurante de l’USFAS

La 12è journée du championnat s’est disputée la semaine dernière. Ainsi, on a assisté à un véritable chamboulement de la hiérarchie, avec la performance de certaines équipes. C’est le cas de l’USFAS qui est en train de percer, grâce à Fagnéry Diarra qui tient ainsi à faire taire ses détracteurs.

En effet, après sa victoire facile sur le Stade de Sikasso, (3-0), les Militaires ont occupé la 3è place du championnat avec 20 points. Le Djoliba, qui a difficilement battu l’ASKO (1-0), continue de mener la cadence et reste en tête avec 29 points.

Le COB, qui continue de faire pression sur les Rouges, avec sa victoire sur le CSK (4-2), est 2è avec 27 points ; tandis que le CSK n’arrive plus à gagner et est recalé à la 4è place avec 19 points.
La Jeanne d’Arc continue de bien savourer le championnat, avec une nouvelle victoire sur les Onze Créateurs (2-0) et se classe 5è avec 19 points. Quant aux Onze Créateurs, ils occupent la 10è place avec 12 points. Le Réal s’est fait une bonne santé face à l’AS Bakaridjan (2-0) et est 6è avec 18 points ; tandis que son adversaire du jour pointe à la 9è place avec 13 points.

Le Stade malien de Bamako commence enfin à retrouver le chemin des filets en allant battre Al Farouk à Tombouctou(4-0). Il se positionne ainsi à la 7è place avec 17 points, tandis que Al Farouk se dirige inexorablement vers la 2è division, avec seulement 3 points au compteur.

L’ASB a enfin obtenu sa première victoire de la saison,en battant le CD7 par 3 à 1. Du coup, l’équipe de Hamalla Nimaga reprend de l’optimisme en vue de son maintien en Ligue 1. Malgré cette victoire, l’équipe reste 13è, donc réléguable avec 8 points.
La 13èjournée sera plus âprement disputée avec les derbies CSK-USFAS, Stade malien de Bamako-ASB et COB-Djoliba.

CHAMPIONNAT DU DISTRICT DE FOOT FÉMININ : la succession des Super Lionnes est ouverte

Le championnat du District de football féminin a enfin donné son coup d’envoi. Ainsi, contrairement à l’année dernière où 10 équipes étaient en lice, 15 équipes y participent cette année : Super Lionnes, FC Amazones, Mandé, USFAS, Réal, Super Club, Santoro UFC, Amazones de la Commune V, AS Badéma, AS Sirènes (qui sont ses habitueés), Mali Sadio, FC Gazelle, AS Koïma, Mansa FC et Saramagna de Kati.

D’ailleurs, les premières confrontations ont eu lieu, qui ont vu de nouvelles équipes créer des sensations. C’est le cas de l’AS Koïma qui a battu l’AS Badéma (3-1). Tous les favoris ont gagné : à savoir, les Super Lionnes face au Super Club (2-0), le Mandé face aux Amazones de la Commune V (4-0), l’USFAS face au Santoro UFC (1-0), et le Réal face à Saramagna (4-0).

Notons que Mali Sadio a battu Mansa FC (3-0), et que pour cette première journée, le FC Amazone a été exempté. Deux Poules ont été constituées : la Poule A composée des Amazones de la Commune V, de l’AS Mandé, de l’AS Sirènes, du FC Gazelle, de Mali Sadio, du Mansa FC, du Super Club et des Super Lionnes.
Quant à la Poule B, elle est composée de l’AS Badéma, de l’AS Koïma, du Réal de Saramagna, du Santoro UFC, de l’USFAS et du FC Amazones.

C’est dire que la succession des Super Lionnes sera rude. En tout cas, les Super Lionnes, le FC Amazones, et (à la rigueur) l’USFAS, le Mandé et le Réal, pourront jouer les troubles-fêtes. Après une journée, c’est le Réal qui est en tête dans la Poule B ; tandis que dans la Poule A, c’est le Mandé qui mène.Rassemblées par Sadou BOCOUM

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RASTAFARISME : entre religion et idéologie

“Regardez vers l’Afrique, où un roi Noir doit être couronné !”. Cette alerte ou injonction du célèbre leader Noir jamaïcain, Marcus Garvey (1887-1940), lancée dans les années 1920 au cours d’une de ses allocutions, marquera le début d’un nouveau mouvement plus idéologique que religieux : le Rastafarisme.

Mais ce n’est qu’en 1930 que la prophétie de Marcus Garvey se réalisera par le couronnement, en Ethiopie, d’un nouvel Empereur qui se trouvera être en même temps le premier Président du pays : Haïlé Sélassié 1er (1892-1975).

Le sacre de ce Chef d’Etat éthiopien sera accueilli par une intense médiatisation internationale. Et bien des observateurs s’étaient interrogés : dans cette diabolisation qualifiée de “dithyrambique “ et “d’outrancière “, ne faut-il pas voir la main des premiers précurseurs du mouvement rastafarien?…

Toujours est-il que ceux qui se souviennent de la prédiction de Marcus Garvey verront, dans ce nouvel Empereur, un nouveau messager Noir. L’arrivée de ce “Messie“ (Haïlé Sélassié) consacrera ainsi la création du mouvement rastafarien. C’est d’ailleurs pourquoi le mot “Rastafari” vient du nom que portait Haïlé Sélassié avant son couronnement : “Ras Tafari Makonen“.

Du Roi au Négus

Aux dires de certains historiens, l’Empereur Haïlé Sélassié était de la descendance du Roi Salomon (PSL). Une descendance liée à l’union entre ce roi d’Israël et la Reine Saabah d’Ethiopie. Quoi qu’il en soit, le mouvement rastafarien adoptera fièrement, comme emblème, les couleurs du drapeau éthiopien : rouge, jaune, vert. En somme, l’opposé (dans l’ordre) des couleurs de maints pays de l’Afrique occidentale : un simple constat, soit dit en passant…

A cet emblème, les rastafariens associeront celui de la dynastie du Roi Salomon (PSL) : le lion. Il n’est donc plus étonnant que les adeptes du “Ras Tafari Makonen“ portent avec ostentation des tenues vestimentaires aux couleurs de l’Ethiopie : bonnets, châpeaux, bracelets en bandeaux tissés, écharpes, etc.

Mais ce qui demeure étonnant, voire surprenant, c’est que de son vivant, l’inspirateur, sinon l’instigateur (malgré lui) de ce mouvement rastafarien, Haïlé Sélassié, qui était avant tout un Chrétien pratiquant, n’avait jamais confirmé sa croyance, encore moins son appartenance audit mouvement qui le proclamait pourtant son “Messie“. Bien au contraire, ce Négus d’Ethiopie avait tout tenté pour convertir bien de “ses adeptes“ rastas à l’Eglise orthodoxe éthiopienne.

Mais s’il avait réussi sa tentative sur certains Rastafariens, le “Messie“ l’a échouée sur beaucoup d’autres, qui sont d’ailleurs les plus nombreux : c’est qu’à travers ce mouvement, les Rastas insoumis à l’orthodoxie chrétienne éthiopienne voyaient la naissance d’une nouvelle ère idéologique. Pour eux, le Rastafarisme n’a donc rien à voir avec une quelconque réligion, quelle qu’elle soit.

Civilisations, croyances…

C’est dans la première moitié du 20è siècle qu’est né, en Jamaïque, ce mouvement d’essence plus culturelle que religieuse. Les adeptes du Rastafarisme (appellés Rastafariens ou Rastas) se donnent comme mission essentielle de donner, à l’homme Noir, sa fierté et sa dignité, en le dissociant de son identité coloniale et en le rapprochant de ses origines et racines africaines.

Notons, en passant, que selon la légende, le royaume de Saabah était situé à peu près entre le Yémen et l’Ethiopie. Et selon les préceptes rastafariens, les Africains sont les descendants des tribus d’Israël, car de l’union de cette Reine Saabah d’Ethiopie avec le Roi Salomon (PSL) était né un enfant du nom de Ménélik.

Et c’est ce Ménélik, né vers 950 avant Jésus Christ (PSL), qui fonda la dynastie éthiopienne dont est issu Haïlé Sélassié 1er. L’on peut donc en déduire que ce Ménélik est probablement l’ascendant de Ménélik II (1844-1913), qui fut Négus d’Ethiopie de 1889 à 1907 et qui, lors de la bataille d’Adoua (Nord de l’Ethiopie) en 1896, vainquit les Italiens commandés par le Général Baratieri.

De l’entendement des Rastas, il ressort que la Bible et l’Histoire, en général, auraient été réécrites pour avantager le monde occidental : celui des Blancs. Selon eux, Jésus Christ (PSL) n’était pas un blond aux yeux bleus, mais il était Noir, tout comme Moïse (PSL) et plusieurs autres tribus hébraïques.

Toujours aux yeux des Rastafariens, la ville de Babylone, détruite par Dieu d’après la Bible (ancien Testament), représente la civilisation occidentale. Rappelons que Babylone, qui était la capitale de la partie inférieure de la Mésopotamie appelée la Chaldée, a vécu du 20è au 6è siècle avant Jésus Christ (PSL).

Quant à la Mésopotamie, c’était une région de l’Asie ancienne située entre le Tigre et l’Euphrate, deux affluents qui se rejoignent en Irak pour former le Chatt Al Arab (2 780 km).

Tout comme les Noirs ont été soumis à l’esclavage par les Blancs, les Juifs avaient été asservis par les Babyloniens, selon les adeptes du Rastafarisme qui rejettent donc cette civilisation babylonienne “ basée sur l’argent et le matérialisme”. Aussi prônent-ils le retour des Noirs vers leur source (l’Afrique), plus précisément vers “la terre promise” : l’Ethiopie. La plupart des Rastas considèrent donc ce “retour“ comme un retour spirituel qui consiste à revendiquer leurs origines africaines.

Et un mode de vie

En fait, le mode de vie rastafarien se réfère à un voeu pieux consacré à Dieu par certains anciens Juifs : celui des Nazaréens, un nom attribué aux premiers chrétiens par les Actes des Apôtres (5è Livre du Nouveau Testament). Tels qu’ils sont décrits dans certains passages de l’Ancien Testament, des préceptes soumettent l’adepte de ce voeu à un certain nombre de conditions de vie et de comportement. Aussi, si un homme ou une femme entend s’acquitter de ce voeu, il (ou elle) “doit s’abstenir de boire de l’alcool, du vin ou toute autre boisson fermentée”. D’où le passage 6-2 et 6-3 de l’Ancien Testament.

Dans Génèse 9 : 4 de l’Ancien Testament, il est dit : “Vous ne mangerez pas la chair avec son âme, c’est-à-dire le sang “. Et dans Génèse 1 : 29, il est écrit : ”Je vous donne toutes les herbes portant semence et tous les arbres ayant des fruits portant semence : ce sera votre nourriture“. D’où le statut de “végétariens“ dont se réclament les Rastafariens.

Dans Nombres 6-5 de l’Ancien Testament, il est également recommandé : “Le rasoir ne passera pa sur sa tête… Il laissera croître librement sa chevelure“. Ce qui fait que les Rastas ne se rasent pas la barbe, ni ne se coupent les cheveux qu’ils laissent naturellement emmêlés ou tressés en nattes : ils les appellent “dread locks“ (boucles tressées).

L’on constate donc que sur le plan du mode de vie, les Rastafariens (enfin ceux qui le sont réellement) se sont inspirés de ce voeu nazaréen adopté par certains anciens Juifs. Pourtant, il est à remarquer que ce voeu ne requiert pas la consommation, par les adeptes du Rastafarisme, de la marijuana, que les Jamaïcains appellent “ganja”. Une pratique qui s’est surtout répandue à partir de la Jamaïque.

Selon un Rasta interrogé, la consommation du “ganja“ permet de ”mieux s’élever vers Dieu”. Comme s’il n’y a pas d’autres moyens spirituellement plus sincères de s’élever vers Dieu… Aussi constate-t-on le plus souvent que chez bon nombre de “Rastas”, cette “élevation“ entraîne des dérives de comportement qui n’honorent guère leur entourage, encore moins le mouvement. Pire, ces dérives jurent même avec la vraie idéologie rastafarienne. C’est dire qu’il faut faire la différence entre “s’élever vers Dieu“ et …”planer au septième ciel”.

Notons que cette marijuana (ou marihuana) est un stupéfiant voisin du chanvre indien, qui est obtenu en faisant sécher la plante du cannabis. Aux dires d’un adepte du mouvement, les Rastas jamaïcains la fument, en général, dans une sorte de pipe appelée “chalice“ (allusion au calice?…) ou sous forme de cigarette artisanale confectionnée ou enroulée par la main : ils appellent cela un “spliff” (en anglais) ou “joint” (en français). Certains adeptes, mais réligieux jamaïcains utilisent ce haschisch au cours de leurs cultes.

Quid du mouvement aujourd’hui?

En tant que tel, le Rastafarisme ne peut pas être considéré comme une religion proprement dite, mais plutôt comme une idéologie, un mouvement de pensée. D’ailleurs, la plupart des Rastas (il s’agit des authentiques, bien sûr) ne le considèrent pas sous l’angle d’une religion, mais comme un mode de vie, de pensée et de comportement.

Les trois principaux courants de pensée rastafarienne les plus connus sont les Douze Tribus d’Israël (le courant le plus répandu), le courant des Nyabinghi et celui des Ashanti. Environ 10 à 15% des Jamaïcains se réclament rastafariens. Et plus d’un million de rastas, tous courants confondus, existent de par le monde.

Le plus célèbre des Rastas est certainement le chanteur de reggae jamaïcain, Robert Nesta, alias “Bob” Marley, qui ne vécut guère longtemps : 1945-1981. Il faisait partie de l’organisation rastafarienne des Douze Tribus d’Israël qui se réclament descendants du “Ras Tafari Makonen Haile Selassi The First”, leur expresion favorite pour désigner le Premier Président et Négus d’Ethiopie, Haïlé Sélassié.

Grâce à ses chansons, “Bob“ Nesta Marley a beaucoup contribué à la connaissance, à l’expansion et au rayonnement du mouvement rasta à travers le monde. D’ailleurs, c’est également grâce à lui que le Rastafarisme a connu une certaine consécration, voire une grande vogue en Afrique. Beaucoup de jeunes du monde ont d’ailleurs adhéré au mouvement grâce à l’estime ou à l’adoration (souvent excessive) qu’ils vouent à celui qui est désormais considéré comme le “prophète“ du Rastafarisme.

Mais le moins qu’on puisse constater de nos jours, c’est que l’engouement suscité par le mouvement, aux premières heures de son avènement, en Afrique et même dans le reste du monde, s’est considérablement, voire sérieusement estompé. Comme pour adhérer à l’idée que les modes et les vogues ne sont que de belles fleurs qui s’épanouissent en attirant et se fanent en repoussant, le tout en peu de temps…

Aussi semble-t-il que le mouvement tend aujourd’hui à diminuer et en adhésion, et en conviction, surtout chez les jeunes adeptes, dont la plupart se sont tournés derechef vers d’autres… modes. Comme pour dire que lorsqu’une vogue apparaît, l’ancienne conviction disparaît. Il semble tout simplement que les artistes défenseurs du mouvement commencent à être supplantés par d’autres défenseurs de courants de pensée et d’expression artistiques : tels que le “ragga”, et aujourdui le “rap”.

Sans ses chantres et autres défenseurs, quel sera alors le sort réservé au mouvement dans dix ou quinze ans, tout au plus?…

Rassemblées par Le VIATOR

05 mars 2009