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ELIMINATOIRES CAN CADETS

Les Aiglonnets mis au vert

Après leur victoire (1-0- sur le Niger au match aller à Bamako, les Aiglonnets, sous la houlette de l’entraîneur Nouhoun Diané, seront mis au vert à partir d’aujourd’hui (vendredi 5 Septembre 2008) au Stade du 26 Mars.Pour l’encadrement, c’est une manière de peaufiner davantage certains réglages et une certaine cohésion au sein du groupe.

En effet, après plus de six mois de stage et d’entraînement, le coach Diané était obligé de reprendre son effectif. Du coup, l’équipe fut remaniée à 95%, à cause des papiers administratifs de certains joueurs qui se sont avérés des ténors. Mais grâce à la maitrise et une parfaite connaissance de l’encadrement technique, une équipe fut montée en deux semaines.

D’ailleurs, selon les observateurs présents, le jour du match face au Niger, n’eût été le retrait total des joueurs nigériens, le Mali allait gagner par un score fleuve. Avec ce score (1-0) en faveur du Mali, les Nigériens seront obligés d’ouvrir le jeu. Ce qui faciliterait davantage les attaquants rapides des Aiglonnets tels que Mamadou Sow, Mamadou Diawara et Cheick Fanta Mady Diarra.

Notons que les Aiglonnets quittent Bamako le 11 Septembre 2008. Le match est prévu le 14 Septembre, et l’équipe malienne retourne le 15 Septembre. Quant à la phase finale, elle est prévue pour l’année 2009 en Algérie. Esprons que le Mali pourra passer cette étape pour ensuite gagner une deuxième.


CENTRE SPORTIF DE KABALA

Le surveillant allergique à la presse privée?

Lors de la rencontre organisée entre les Aigles du Mali et les journalistes le 4 Septembre 2008 à Kabala, la presse privée s’est butée à la volonté unique du surveillant de centre.

Il avait été convenu que l’heure de la rencontre est fixée à 9h45. C’est donc fort logiquement que les journalistes sont venus avant ladite heure. Les premiers à arriver étaient ceux de la presse privée. Malheureusement, les gendarmes chargés de la surveillance n’en étaient pas informés.

Entre temps, les confrères de l’ORTM sont arrivés. Ainsi, on fit appel au surveillant du centre qui alla consulter un de ses responsables du centre. Mais à la surprise, il ordonna aux gendarmes de laisser passer uniquement les confrères de l’ORTM. Il a laissé entendre que les journalistes de la presse privée devraient attendre… à la porte, jusqu’à ce que le coach Stephen Keshi se réveille et donne l’ordre.

SALAIRE IMPAYE DE KESHI

L’entraîneur dans tous ses états

Décidément, au Mali, les entraîneurs, si meilleurs soient-ils, ne peuvent pas réussir. Et pourtant, à vu d’oeil, on a l’impression que tout baigne dans l’huile. Au moment où certains responsables sportifs continuent de financer des activités de masse, on n’arrive pas à payer régulièrement le salaire de celui qui entend faire la fierté de tout un peuple : l’entraîneur national.

Selon nos sources, le 3 Septembre, Stephen Keshi était dans tous ses états, à cause du retard du paiement de son salaire. Pour être entendu, il avait fallu qu’il manifestât vigoureusement sa désapprobation. Même si l’intéressé n’a pas voulu confirmer l’information, après avoir été contacté à kabala, il est fort à parier qu’on veut le pertuber, vu l’approche d’un match aussi capital.

Aussi, certains n’ont pas hésité à affirmer que ce n’est ni plus, ni moins, qu’une tentative visant à destabiliser l’entraîneur, connaissant son tempérament.

Certaines personnes n’ont peut-être pas encore digéré le recrutement de Keshi, et surtout, de Madou Coulou comme son adjoint. Donc tous les moyens sont bons pour lui mettre des bâtons dans les roues.
Mais ils oublient qu’en destabilisant Keshi et Madou Coulou, c’est le football malien qui va échouer, car en cas de non qualification des Aigles aux phases finales internationales, c’est tout un peuple qui en pâtit. A moins que ces gens ne songent qu’à leurs propres intérêts?
Rassemblées par Sadou BOCOUM


ENTREPRENARIAT FEMININ

Un outil de lutte contre la pauvreté

Le gouvernement ne cesse de déployer des efforts en faveur d’un environnement favorable à la promotion socio-économique des femmes. Dans ce contexte, depuis le jeudi 4 Septembre 2008, le projet de promotion de l’entreprenariat féminin est devenu une réaltié au Mali.

L’atelier de lancement officiel dudit projet s’est déroulé au Centre International de Conférence de Bamako et a réuni, entre autres, les responsables et représentants des regroupements œuvrant pour le développement : le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au Développement (AECID), le Réseau des Femmes Opératrices Economiques (RFOE).

Rappelons que depuis une dizaine d’années, l’entreprenariat féminin est reconnu comme une source non négligeable de croissance économique insuffisamment exploitée. Les femmes opératrices économiques, et singulièrement les femmes entrepreneurs, créent des emplois pour elles-mêmes et pour d’autres, tout en apportant à la société (du fait de leur spécificité) des solutions différentes pour la gestion, l’organisation, le traitement des problèmes des entreprises, ainsi que pour la mise à profit d’opportunités économiques.

Malgré ces atouts, il faut reconnaître que les femmes opératrices économiques souffrent des situations d’inégalités entre les sexes qui constituent d’ailleurs une préoccupation internationale interpellant tous les acteurs de développement du public comme du privé. Ces disparités sont les plus visibles dans le domaine de l’entreprenariat.

Aussi, l’insertion des femmes dans le circuit économique a toujours été au centre des préoccupations des plus hautes autorités de notre pays. C’est la raison pour laquelle elle figure en bonne place dans le Programme de Développemnet Economique et Social (PDES). C’est ainsi que le ministère de tutelle accorde une attention toute particulière à ce groupe-cible, à travers le Programme d’appui aux femmes opératrices économiques.

Le but de ce programme est de lutter contre la pauvreté par le développement des activités économiques des femmes dans les secteurs productifs et leur meilleur positionnement sur les marchés grâce au renforcement de leurs capacités techniques, financières et managériales. Le renforcement de ces capacités apparaît comme un objectif transversal qui doit être pris en compte dans tous les projets et programmes d’appui aux femmes.

Aux dires du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ce projet de promotion de l’entreprenariat féminin vient renforcer le Programme national d’appui aux femmes opératrices économiques. Il est le fruit des efforts entrepris par le RFOE qui a suivi l’adage : “Aide-toi, le ciel t’aidera”. Par cet acte, le RFOE contribue à positiver l’image de la femme malienne, une femme battante, créative, débordante d’initiatives et déterminée à assurer son autonomie.

Selon présidente de la coordination des femmes entrepreneurs du Mali, Mme Aïssata Touré, ce projet est une partie intégrante du programme de promotion de l’entreprenariat du CNPM. Par le renforcement des capacités et les échanges d’expériences, il vise le savoir, le savoir-faire et le savoir-être à travers la création, la promotion et le suivi des micro, petites et moyennes entreprises dirigées par les femmes en vue de leur plus grande insertion dans les activités économiques.

Il doit aussi leurs permettre de contribuer, d’une manière générale, à la lutte contre la pauvreté au Mali. Le projet ambitionne de couvrir toute l’entendue du territoire et prendre en compte l’hétérogéneïté du groupe-cible en visant à la fois les femmes démarrant une entreprise, les entrepreneurs, ainsi que les femmes sans emploi et vivant dans les zones rurales défavorisées.

Le projet coûte, au total, 368 129 euros, dont 20% (soit 73.626 euros) sont financés par le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), et les 80% (soit 294 504 euros) par le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD).

Bakoroba COULIBALY

05 Septembre 2008