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PASSAGE DE GRADE

La FENATAM, fidèle à sa politique de promotion du taekwondo

S’il y a aujourd’hui une fédération sportive qui oeuvre pour la promotion d’une discipline qui lui est confiée, c’est bien la Fédérdation Nationale de Taekwondo du Mali (FENATAM). Depuis le début de l’année, plusieurs coupes ont été mises en jeu pour permettre d’évaluer le niveau technique des combattants.

Ainsi, de Janvier à maintenant, environ trois tournois et autant de stages ont été organisés. Ce dont se réjouit aujourd’hui le Chargé à la communication de la fédérdation, Me Ousmane Yattara. “Notre ambition, c’est de promouvoir et de susciter la pratique du taekwondo au Mali. Aujourd’hui, Dieu merci, vu le niveau technique acquis, on ne peut que se réjouir”, a-t-il remarqué.

C’est dans cet ordre d’idée que la FENATAM vient d’organiser un passage de grade au dojo du Camp Para, à Djicoroni-Para. Une occasion d’évaluer les taekondokas, pour voir si les notions apprises ont été bien assimilées, et de permettra également, à certains combattants, de monter en grade et d’obtenir une promotion : c’est-à-dire passer du Rouge au Noir, comme on le dit dans le jargon sportif, ou bien passer du 1erau 3è, voire au 4è Dan.

Au cours de ce passage de grade du 27 Juillet 2008, plusieurs questions relatives à la vie de la fédération et aux responsables ont été posées aux pratiquants. Il en ressort que la commission technique, composée de quatre personnes, est dirigée par Me Moussa Diarra, Ceinture noire, 5è Dan, et non moins Directeur Technique National de la fédération.

Rappelons que pour ce passage de grade, les combattants sont venus de Sévaré (Mopti), Ségou, et de toutes les salles de Bamako. Ce qui témoigne du sérieux, de la compétence et surtout, de la rigueur de la FENATAM pour la bonne marche de la discipline.

En matière de sport individuel, surtout en taekwondo, il ne sert à rien d’engranger des Dan. On peut être 1er Dan et battre certains 2è et 3è Dan. Pour être un champion, il faudrait du sérieux et une certaine rigueur”, a déclaré Me Diarra.Ce n’est pas le champion du monde de taekwondo, Daba Modibo Keïta, qui dira le contraire.

Lors de cette compétition, 24 candidats de Ceinture rouge étaient à la recherche d’une Ceinture noire 1er Dan ; 21 candidats de Ceinture noire 1er Dan luttaient pour le 2e Dan ; et enfin, 9 candidats de Ceinture noire 2è Dan cherchaient le 3è Dan. Soit un total de 54 candidats aspirant à une promotion supérieure.

Au cours de cet examen de passage, des questions orales ont été posées par rapport aux différents noms liés au kata, au poomsé et autres termes du langage du taekwondo. A l’issue des résultats prononcés par le jury composé des Maîtres Mamadou Sall, Ceinture noire, 3è Dan, Fousseini Ouattara, 5è Dan, Bakoroba Berthé, 4è Dan, et Moussa Diarra, 5è Dan, on peut dire, sans risque de se tromper, que le niveau technique était à la hauteur. Surtout que ce passage de grade était placé sous la haute vigilance du président de la FENATAM, Me Mamadou Moussa Diakité.

A la fin de la cérémonie, le président de la Fédération a tenu un langage de vérité à l’adresse des candidats. Selon lui, la FENATAM n’est pas un lieu où on doit facilement passer de grade en grade. Selon lui, certains combattants, non contents de n’avoir pas réussi une passation, procèdent à des chantages. “Chez nous, seul le plus méritant est récompensé, car le taekwondo demande la droiture, la rigueur, la maîtrise et surtout, la vérité. Ceux qui ne peuvent pas excepter ces règles peuvent aller ailleurs”, a-t-il martélé.

Il semble que ce message de vérité n’est pas tombé dans des oreilles de sourds, car tous les 54 candidats l’ont accueilli avec des applaudissements nourris.


CHAMPIONNAT NATIONAL D.1

Le suspense reste de mise

La 22è journée du championnat national de première division s’est jouée la semaine dernière. Mais le suspense reste total, tant en haut qu’en bas de tableau. En attendant les trois matches en retard du Djoliba, le Stade malien de Bamako est désormais à 2 points des Rouges de Hérémakono, avec 43 points contre 45 points. Et cela, après avoir battu le Nianan (2-0).

Du coup, l’adversaire des Blancs entrevoit les couleurs de la rélégation. Le COB a laminé l’USFAS (4-1) et reste en contact avec une 3è place et 39 points. Tandis que les Militaires, avec une 10è place et 22 points, se voient menacés par leurs poursuivants.

L’ASB a battu le Stade de Sikasso et reste à la 8è place avec 29 points. Les Sikassois sont ainsi plongés dans l’inquiétude, avec une 12è place et 16 points. Quant à l’AS Bakaridjan, elle n’arrive plus à gagner, depuis l’annonce du départ probable de son entraîneur en Allemagne pour un stage de formation d’entraîneur, en Septembre prochain.

L’équipe de Barouéli a été accrochée par l’ASKO (1-1) et reste 4è avec 36 points ; tandis que son adversaire demeure à la 6è place avec 32 points. Le Réal, qui s’est fait battre par les Onze Créateurs (1-2), continue sa série noire en restant désormais 7è avec 31 points. Quant aux protégés de Sékou Maciré Sylla, ils sont 9è avec 30 points.

Le Débo a obtenu un bon match nul face au CSK à Bamako (1-1) et espère se maintenir en ligue 1. L’équipe de la “Vénise malienne “ est 13è avec 15 points ; tandis que le CSK reste 5è avec 32 points. C’est dire qu’à 4 journées de la fin de la compétition, et des matches en retard à jouer, rien n’est encore précis, ni pour le titre, ni pour la descente des deux équipes en 2è division.


STADE MODIBO KEITA

Un espace délabré

Tout le monde se pose aujourd’hui la question : qu’est-ce que le directeur a décidé d’entreprendre, face à l’état de délabrement actuel du Stade Modibo Keïta envahi par l’insalubrité? Les toilettes, qui manquent depuis lontemps d’entretien, sont en si mauvais état “qu’au cours des matches, il est préférable de ne pas être acculé par un besoin naturel “, selon un témoin de visu.

En cas de pluie, la loge officielle ne représente plus un abri sûr pour s’y protéger, car l’eau suinte de partout. Aux alentours du terrain, des herbes folles ont poussé partout, sans que personne n’ait l’idée de les enlever.

Mais depuis quelques jours, on a entrepris une réparation des parties défectueuses au niveau des toilettes, des gradins et des grillages, ainsi que sur le toit de la loge officielle. Et cela, à cause du match international qui a opposé le Djoliba AC au Club Africain de Tunis.

En tout cas, c’est le département des Sports qui est interpellé, car le Stade Modibo Keïta est le seul lieu d’attraction de toutes les compétitions nationales et internationales : les matches de championnat et de Coupe du Mali de la FEMAFOOT, les compositions des Juniors, Cadets et Espoirs, les Coupes africaines…

Aussi, des mesures idoines seront peut-être prises pour que l’espace soit un lieu sain et propre, surtout quand on sait qu’à chaque tournoi international au Mali, ce sont des centaines de millions qui sont investis pour la rénovation du Stade. Et quand on pense qu’en Novembre prochain, le Mali organisera le tournoi UEMOA…

Rassemblées par Sadou BOCOUM

30 Juillet 2008