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Contra Ifap Sport-Femafoot


Le feu vert de SPORT FIVE et de la C.A.F.
C’est un ouf de soulagement qu’a poussé la Fédération Malienne de Football à la nouvelle du feu vert accordé par SPORT FIVE, sponsor officiel de la CAF (Confédération Africaine de Football), au sujet du contrat de la FEMAFOOT avec ledit sponsor.

En effet, l’on se rappelle la signature de ce contrat de sponsoring de cinq ans, d’un montant de 2 milliards FCFA, avec IFAP SPORTS (une société basée en France), à travers lequel, en plus de la manne financière, il est question de retransmettre tous les matches internationaux des Aigles pour les éliminatoires combinées CAN-Mondial 2010, et surtout de chercher d’autres sponsors.

Sachant que les droits de retransmission télévisuelle appartenaient à la CAF (à travers SPORT FIVE), les observateurs sportifs nationaux s’étaient beaucoup posés des questions. Ainsi, des rumeurs avaient circulé à Bamako, prétendant que ce contrat de la FEMAFOOT avec IFAP SPORTS… risque de causer du tort au football malien. Des sanctions de la CAF contre la FEMAFOOT avaient même été annoncées.

Mais dans un message fax daté du 28 Mai 2008 et adressé à la FEMAFOOT, le vice-président de SPORT- FIVE, M. Christophe Bouchet, a déclaré que la fédération peut poursuivre son aventure avec IFAP-SPORT.

Ce fax ainsi libellé certifie : “Sport FIVE, ayant son siège social sis 70 -72, rue du Gouverneur Général Eboué -92130 Issy- les- Moulineaux, France, représentée par M. Christophe Bouchet, en sa qualité de Executive Vvice-Président, reconnaît la société IFAP SPORT, société à responsabilité limitée au capital de 8.000.000 Euros,

immatriculée sous le n°RCSB 448 347 237, dont le siège est situé au 16, Avenue Hoche, 7500, Paris, France, est expressément autorisée à exploiter le dispositif panneautique présent au sein du stade accueillant la rencontre suivante : Mali-Congo du 1er Juin 2008 à 18 heures, disputée dans le cadre des qualifications Coupe du Monde FIFA Cup 2010 /CAF, Coupe d’Afrique des Nations 2010 ”.

De quoi s’agit-il en fait ?

En fait, lors de la CAN 2008 au Ghana, la C.A.F. avait demandé à tous les pays du continent africain de faire connaître leurs sponsors. A l’époque, seulement deux pays d’entre eux avaient des sponsors. Ainsi, tous les pays africains n’en disposant pas, la C.A.F. avait décidé de confier les autres à son sponsor officiel, SPORT FIVE.

Mais trois mois après, après l’échec des négociations avec Orange-Mali, le Mali a pu dénicher un sponsor : IFAP-SPORT. Ce qui avait semé le doute chez les observateurs sportifs maliens. Il fallait donc informer la C.A.F.. Ce qui a été fait, car la Confédération vient d’envoyer un fax, à travers son sponsor officiel, SPORT FIVE.

Cependant, au delà de cette affaire de contrat, tous les férus du ballon rond doivent se donner la main en vue de sortir le football malien de son problème gouffe actuel, surtout d’ordre financier.


Remembrement du bureau de la Femafoot

C’est chose faite
Conformément aux résolutions et recommandations du conseil extraordinaire de Juillet 2007 à Kayes, le bureau exécutif de la FEMAFOOT vient d’être remembré au complet.

Suivant l’article 24, la 3e vice-présidence a été confiée au député Housseyni Amion Guindo. Et Boubacar Diouf remplace Mady Boubou Kamissoko à la commision Sécurité. Sékou Diogo Keïta est nommé président de la commission Football; et Hamalla Nimaga, président de la commission Jeunes.

Makan Keïta dirigera désormais la présidence de la commission Equipements et Infractructures ; et enfin, Bréhima Diabaté prend la tête de la présidence de la commission Discipline, Ethique et Fair-play.

Du côté de la FEMAFOOT, on espère que l’arrivée de ces personnes pourra changer la donne en rendant les actions du bureau plus efficaces, surtout qu’il ne lui reste qu’une année de gestion.


Mesures du ministère des sports

Ces nouvelles stratégies qui fâchent
C’est la consternation au sein du monde sportif malien, avec les nouvelles stratégies de billéterie adoptées par le ministère des Sports. En effet, les personnes du monde sportif sont désormais interdites de faire valoir leurs cartes professionnelles, leurs badges ou autres signes, pour accéder au stade pour les matches internationaux des Aigles.

Seuls sont habilités à le faie les détenteurs de cartes AJSM, de cartes de joueurs internationaux FIFA, et de cartes d’arbitres. Du coup, ces mesures suscitent l’indignation et l’incompréhension des acteurs sportifs qui, le plus souvent, sont des bénévoles.

Comme le football est une affaire de sous, le ministère veut tout accaparer seul. Sinon, pourquoi cette mesure concerne-t-elle seulement le football? Qu’ils aillent donc voir leur match. Nous, nous allons rester à la maison pour le voir à la télé ”, a déclaré un membre d’une fédération sportive, très remonté.

Aussi, le ministre est accusé de vouloir “torpiller ” tout le monde. “En tant qu’ancien président d’une fédération, il doit être capable de mesurer toutes les conséquences fâcheuses d’une telle décision. Il doit prendre les réalités maliennes en compte, surtout qu’aucun ministre n’a daigné prendre une mesure aussi impopulaire”, a déclaré un autre.

Le centre N’Gana Bolo

Il souffle ses quatre bougies

Le terrain de Daoudabougou (près du nouveau marché) a abrité des manifestations sportives dans le cadre des festivités du 4e anniversaire de la création du centre de formation en taekwondo dénommé N’Gana Bolo.

Rappelons que ce centre a été créé il ya quatre ans par Maître Fousseïni Coumaré, ceinture noire, 2e Dan et non moins arbitre international de taeckwondo de la FENATAM (Fédération Natinale de Taeckwondo du Mali).

Ce centre a formé une centaine de pratiquants en taeckwondo. Et son slogan, c’est “A ma vie, qui s’y frotte s’y pique ”. “Force est de reconnaître que le début fut difficile. Mais avec le temps, les amateurs ont commencé à venir. Je suis très fier, car j’ai pu former des gens qui étaient totalement néophytes en la matière”, a déclaré Me Coumaré.

Basé à l’école privée “La source”, le centre N’Gana Bolo compte 200 inscrits, dont 94 réguliers. Parmi ces derniers figurent 8 Ceintures blanches, 20 jaunes, 38 bleues, et 26 rouges. C’est dire qu’il n’y a aucune Ceinture noire chez les pratiquants.

Il ne sert à rien de décerner des Ceintures noires, alors que ces pratiquants ne sont pas bien formés. Le tackwondo est un art martial complexe, surtout individuel. On ne doit pas tricher ”, a expliqué Me Coumaré.

Selon le secrétaire du centre, Me Moumouni Telly, 11 candidats s’apprêtent à faire un passage de grade pour l’obtention de la Ceinture noire. “Je suis conscient que tous ces onze candidats obtiendront la Ceinture noire, vu leur dynamisme et leur courage à pratiquer le taeckwondo ”, a-t-il souligné.

Au cours de ces festivités -une première du genre, pour le centre-, des exhibitions ont été démontrées au public venu en masse. “A partir de cette année, nous comptons pérenniser désormais ces festivités. Nous allons instaurer la tradition. Une manière, pour nous, de montrer à la population de Daoudabougou que le centre a grandi et est devenu mature ”, a déclaré Me Coumaré.

D’autres disciplines en arts martiaux ont été exhibées,telles que le Kung Fu Wushu, l’haltérophilie, le self-défense. Ces cérémonies ont pu se dérouler grâce au soutien de l’école privée “La Source”, au Cheick Soufi Bilal, au président d’honneur Macky Camara, et à certaines bonnes volontés.

Rappelons que lors des compétitions nationales organisées par la Fédération Nationale de Taekwondo du Mali (FENATAM) à laquelle il est affilié, le centre a remporté quatre médailles. Des soirées folkloriques et culturelles ont mis fin aux festivités.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Avec cette première édition, nous croyons pouvoir pérenniser cela chaque année”, a conclu Me Coumaré.

Rassemblées par Sadou BOCOUM

04 Juin 2008