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Les faits se sont produits, le 17 juillet dernier, aux environs de 17 heures au bord du marigot de Diafaranako sis au quartier Badialan. Une aide-ménagère âgée à peine de 19 ans répondant au nom de Sali était enceinte il y a de cela 5 mois d’un jeune homme sans domicile fixe du nom, Niang.

Selon les dires du commissaire adjoint du 2ème arrondissement, Abdoulaye Coulibaly, Sali, a déclaré qu’elle se préparait pour rentrer au village à l’appel de ses parents et de son fiancé. Elle avait beaucoup de souci de rentrer au village avec sa grossesse hors mariage. Elle cherchait les voies et moyens de se débarrasser de cette grossesse encombrante.

C’est dans ces circonstances qu’elle a appris auprès de ses copines les nouvelles de, Seydou Coulibaly, un spécialiste de l’avortement. Il est réputé dans les six communes du district pour sa spécialité dans le domaine de l’infanticide et connu dans les commissariats pour avoir été interpellé pour la pratique illégale du métier d’un médecin. C’est ainsi que l’aide-ménagère sollicita les services de ce faux médecin. Celui-ci lui proposa la somme de 30000 FCFA.

Sali ne disposant pas de cette somme la pria d’accepter 15000 FCFA. Lorsque la nouvelle est tombée dans l’oreille de l’auteur de la grossesse, il n’a pas hésité à donner son accord pour que sa copine se débarrasse de son fœtus. Niang a donné 5000 FCFA à Sali laquelle se chargea de compléter à 15000 FCFA pour les remettre à son médecin. Après avoir encaissé l’argent, le faut docteur débuta son opération, le 15 juillet dernier, en faisant deux piqûres l’aide-ménagère. Et le lendemain, 16 juillet une injection intramusculaire.

Le 17 juillet était le dernier rendez-vous du faut docteur avec Sali. Elle a reçu une injection intraveineuse. Après cette injection Sali chercha à rentrer à la maison, la jeune ménagère a eu de terribles maux de ventre. Ne pouvant plus continuer son chemin, Sali s’est assise sur un banc en ciment au bord du marigot Diafaranako.

A peine assise, le fœtus tomba. Le commissaire Abdoulaye Coulibaly a indiqué que c’est un jeune qui a assisté à la scène qui a alerté une femme de passage. Cette femme a pris le soin d’apporter deux pagnes à Sali qui saignait beaucoup. Elle l’envoya au centre de santé du Badialan. Dans ce service, on a estimé que Sali avait besoin d’être évacuer aux urgences de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako.

L’officier de police a soutenu que Sali a été évacuée et passa 48 heures sous surveillance. Libérée par les médecins du CHU Gabriel Touré, Sali à été conduite au commissariat du 2ème Arrondissement. Et avec les interrogatoires de la brigade de recherche Sali avoua que c’est à l’aide des injections d’un docteur qu’elle a avorté.

Deux agents de la police ont été envoyés pour aller cueillir le suspect.

Arrivé sur place une policière a fait savoir a, Seydou Coulibaly, qu’elle à besoin de son service en disant qu’elle est enceinte d’un vaurien mais que ses parents ne veulent de cette grossesse. Elle désirait avorter. Sans hésiter, Seydou Coulibaly, proposa 30 000 FCFA à la policière. Celui-ci accepta la proposition mais en lui disant qu’elle a son copain dans les alentours et s’il peut venir à sa rencontre. C’est comme ça que les limiers ont arrêté et conduit au commissariat du 2ème arrondissement le faux docteur.

Sur place, il a reconnu Sali et les faits qui lui sont reprochés. Et l’auteur de la grossesse a été appelé par l’aide-ménagère. Niang lui a donné rendez-vous à côté d’une station non loin de l’ex-IMACI.C’est sur ce lieu qu’il été alpagué par les éléments du 2ème arrondissement. Sali et Seydou Coulibaly méditent sur leur sort à la maison d’arrêt de Bamako.

Quant à l’auteur de la grossesse, Niang, il à été libéré et retrouvé mort dans un garage. Sur ce meurtre la police a ouvert une enquête. Un médecin a fait le diagnostic et a affirmé que Niang est mort des suites d’une crise cardiaque.

Cléophas TYENOU*

Stagiaire

L’Indépendant du 25 Juillet 2012