Partager

Sur les 53 unités nationales de production d’huile et d’aliment bétail plane désormais le risque de fermeture. Et pour cause, la graine de coton, principale matière première, que leur vend la Compagnie Malienne du Développement textile (CMDT) est devenue si chère que ces unités se retrouvent dans l’incapacité de s’en procurer.

L’information a été donnée hier au Conseil National du Patronat à l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération Nationale des Producteurs d’Huile et d’Aliment bétail. Cette assemblée avait à son ordre du jour des échanges sur le blocage des négociations entre la FENAPHAB et la CMDT par rapport à la fixation du prix de la graine de coton pour cette campagne 2013 -2014.

Prenaient part à cette assemblée les producteurs venus de Bougouni, Sikasso, Kita, Koutiala, Fana, Ségou, Mopti, San, Kati et Bamako. Au cours des échanges, les participants à l’AG extraordinaire ont dénoncé le prix actuel appliqué sur la tonne de graine, soit 100 000 FCFA. Ils ont exigé de la compagnie la vente à 60 000 FCFA la tonne de graine de coton aux producteurs d’huile et d’aliment bétail.

«Nous voulons une réduction jusqu’à 60 000 FCFA la tonne de graine de coton. Nous avons soutenu la CMDT durant sa période de crise. Il ne faut pas que la CMDT mette une croix sur nos préoccupations. La compagnie doit procéder aussi à des réductions sur le prix de la tonne de graine pour les unités industrielles, si la situation s’améliore à son niveau» a expliqué à la presse Sidiki Diabaté, Secrétaire général de la fédération.

Outre ces récriminations contre la CMDT, les producteurs d’huile et d’aliment bétail en veulent aussi à nos autorités, qu’ils accusent de donner de façon abusive des exonérations pour l’importation d’huile. Cette pratique, selon la Fédération Nationale des Producteurs d’Huile et d’Aliment bétail, est de nature à créer une concurrence déloyale, qui nuit aux producteurs nationaux.
En attendant que les négociations producteurs / CMDT n’aboutissent, le gouvernement doit s’impliquer pour éviter que ces unités ne mettent la clé sous le paillasson. Cette situation pourrait entrainer des licenciements et autres pertes d’emplois dans un pays où les questions d’emplois sont plus qu’essentielles. Que Dieu nous en préserve!

Yaya Samaké

22 Septembre du 24 Octobre 2013