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Le Mali entend muscler la riposte pour renforcer davantage le niveau de résilience face aux sanctions économiques que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) lui a imposées depuis le 9 janvier dernier.

La promotion du «Made in Mali» semble être, aux yeux de nos autorités, l’alternative durable en la matière. C’est dans cette optique que le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a visité, vendredi dernier, trois unités de production de farine boulangère, à savoir l’usine M’Bouna SA, Amawaï et les Moulins modernes du Sahel. Objectifs : s’imprégner des réalités et voir comment les aider à satisfaire davantage les besoins de la population.  

Au niveau des deux usines, la délégation ministérielle a fait le tour de la chaîne de transformation de la graine de blé en farine (salles de commande, magasins de stockage du son de blé, tamis et emballage). Les responsables des deux unités ont saisi l’occasion  pour évoquer les difficultés, notamment l’augmentation du prix du blé qui est passé de 400 à 512 euros la tonne,(soit 262.400 à 335.872 Fcfa) la concurrence déloyale faite aux unités à cause de l’importation frauduleuse de la farine de blé et les coupures intempestives d’électricité.

Concernant ce dernier point, Mahmoud Ould Mohamed dira que ses collèges de l’Énergie et de l’Économie et des Finances sont en train de trouver une solution à court terme.  Quant à la flambée du prix du blé, le ministre a assuré les industriels que des stratégies seront trouvées pour rendre disponible la matière première dans le but d’éviter une pénurie de pain. Concernant la fraude relative à l’importation de la farine de blé, il a informé que son département est à pied œuvre pour y mettre fin.

Témoignant avoir été impressionné par la qualité des installations ultra-modernes que possèdent nos meuniers, le visiteur du jour a salué l’engagement des producteurs à assurer l’approvisionnement du marché malien. Détermination grâce à laquelle, le pays dispose encore de stocks de matière première. Le directeur général de l’usine Amawaï a salué la démarche du ministre de l’Industrie et du Commerce qui, selon lui, témoigne de la volonté de l’État à les accompagner. «Nous avons traversé beaucoup de difficultés mais chaque fois le ministère de l’Industrie est là pour nous consoler», a dit Alminach Ag Hakaili. Le directeur des Moulins modernes du Sahel, Birane N’diaye, a également remercié le ministre pour sa disponibilité.

Source: l’Essor