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Le gouvernement a subventionné l’importation de 300.000 tonnes de riz, 60.000 tonnes de sucre et 30.000 tonnes d’huile alimentaire pour permettre aux populations d’avoir les produits à des prix acceptables

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, invité vendredi de l’émission «Mali Kura Taasira», a assuré qu’il n’y a pas de rupture d’approvisionnement du marché national en produits de première nécessité, précisant que la plupart des denrées sont disponibles aujourd’hui. Concernant le blé dont le manque est lié au conflit entre la Russie et l’Ukraine, les dispositions sont prises avec le ministère en charge des Finances, les banques et les meuneries maliennes pour prévenir toute rupture, a déclaré Mahmoud Ould Mohamed. Avant de révéler que le gouvernement travaille d’arrache-pied pour relancer certaines unités industrielles vitales à notre économie.

Selon l’invité du jour, l’approvisionnement du marché national a été possible grâce aux efforts déployés par le gouvernement pour soulager les populations. Ce malgré le contexte économique, politique et sécuritaire tendu.

«Nous avons avec le ministère de l’Économie et des Finances et les autres départements, accordé des subventions pour l’achat de 300.000 tonnes de riz, 60.000 tonnes de sucre et 30.000 tonnes d’huile alimentaire pour gérer cette situation conjoncturelle», a expliqué le ministre en charge du Commerce. Ces mesures exceptionnelles ont été prises pour atténuer les souffrances de nos populations, a souligné Mahmoud Ould Mohamed.

«Nous avons anticipé afin d’avoir des produits de première nécessité pour éviter une perturbation de l’approvisionnement du marché national», a développé le patron du commerce malien. Grâce aux mesures prises à cet effet, le prix de la farine boulangère n’a par exemple augmenté que de 11% sur le marché national, contre 50% sur le marché international. «C’est ce qui a fait que nous avons tenu longtemps sans hausse du prix du pain et sans rupture de la farine sur le marché. La chose la plus importante pour nous est l’approvisionnement régulier du marché, c’est-à-dire faire en sorte qu’il n’y ait pas de rupture», a-t-il poursuivi.

Des actions sont en cours pour relancer un certain nombre d’unités industrielles qui participeront à la restructuration de notre économie. «Aujourd’hui, nous avons fait un plan de relance de la Compagnie malienne de textile (Comatex) avec le ministère de l’Économie et des Finances. Nous avons commencé un plan social avec les travailleurs qui est retardé à cause de questions judiciaires. Quant à l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP), a expliqué Mahmoud Ould Mohamed, des réunions ont eu lieu avec le département en charge des Finances et avec les travailleurs de l’usine.

Dans les mois à venir, la production recommencera, a-t-il annoncé. Assurant que le gouvernement est également à pied d’œuvre pour relancer l’Usine de thé de Farako en cherchant un partenaire stratégique qui la reprendra. De juin 2021 à mai 2022, 15.111 entreprises ont eu des agréments, a évoqué le chef du département de l’Industrie et du Commerce.

Source: L’Essor