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Le week-end dernier, la Direction nationale de l’Action culturelle a abrité une session de formation d’acteurs culturels à un Projet d’Industrie de la Musique, qui vise “La réduction de la pauvreté au moyen du renforcement des capacités productives et de l’expansion du commerce dans l’industrie de la musique au Mali”.

En effet, une étude menée par la CNUCED, sur les cinq pays les moins avancés de l’Afrique de l’Ouest, a fait ressortir la non compétitivité de leur économie dans le nouveau contexte de la mondialisation.

Cependant, la récente forte croissance du secteur des insdustries créatives montre résolument de nouvelles opportunités dans la tendance actuelle de la mondialisation et l’ouverture de l’économie mondiale pour les Pays Moins Avancés (PMA) du continent africain.

Ainsi, dans le débat des stratégies de développement économique, l’intégration de l’agenda des industries créatives représente aujourd’hui un défi politique, pour le PMA.

Quelle importance pour le secteur des industries?

Les industries créatives représentent l’un des secteurs les plus dynamiques du commerce mondial. Il s’agit des produits artisanaux, des arts visuels et du spectacle, de l’industrie du disque, du cinéma et de l’audiovisuel, du multimédia, avec l’industrie numérique, l’édition et le divertissement.

Ces industries représentent une nouvelle source de création de richesses, de croissance économique et de diversification des exportations. Le secteur des industries créatives est d’une importance croissante dans les pays du Sud, en tant que moyen d’assurer des recettes, créer de nouveaux emplois, générer des devises et construire des communautés locales et une société civile.

Le potentiel est immense. Et pouratnt, la plupart des PMA africains n’ont pas pu exploiter les vastes ressources culturelles locales et créer ainsi les compétences appropriées, pour profiter pleinement des opportunités que présente la mondialisation.

Ainsi, la nécesité de développer des activités de conseil politique et stratégique à l’égard des PMA africains se fait de plus en plus présente pour que ces derniers deviennent des acteurs plus actifs sur ces marchés mondiaux nouveaux et lucratifs. La CNUCEF a identifié ce secteur comme un axe prioritaire pour le continent africain, en offrant de nouvelles opportunités économiques et favorisant l’investissement et le commerce.

Ainsi, l’Afrique a des chances de mettre fin à la pauvreté culturelle, du fait que ses industries créatives restent les moins privilégiées pour préserver la diversité culturelle et réduire ainsi la menace d’une homogénéisation culturelle. C’est forts de ce constat que les ministères du Développement Economique ont prix la décision de cibler ce secteur, une mission traditionnellement dévolue aux ministères de la Culture ou du Patrimoine.

Toutefois, jusqu’à présent, dans le contexte de la plupart des PMA africains, ce secteur n’a pas reçu la reconnaissance suffisante, ni suffisamment été exploré comme piste de développement. C’est pourquoi le Mali, à travers le ministère de la Culture, a élaboré un projet sur “La réduction de la pauvreté au moyen du renforcement des capacités productives et de l’expansion du commerce, dans l’industrie de la musique au Mali ”.

Dans le cadre de la mise en oeure de ce programme, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a mis à la disposition du ministère d e la Culture un fonds pour la prise en charge des rubriques citées en objet. Ce projet, qui vise l’amélioration du potentiel économique et commercial des industries créatives dans le domaine de la musique, a une durée de 12 mois repartis en trois étapes.

La première étape, qui durera environ 4 mois, permettra de développer un cadre institutionnel intégré, ayant pour objectif la réduction de la pauvreté par le renforcement de capacités productives et l’expansion des activités commerciales dans l’industrie de la musique au Mali.

La deuxième étape, d’une durée de 8 mois, aura pour objectif les activités de suivi et la mise en place des recommandations qui auront émergé des études analytiques réalisées durant la première étape.

Quant à la troisième étape, elle sera consacrée à l’évaluation et à la validation des résultats, puis à leur publication et leur diffusion.

Moussa TOURE

18 Mars 2008.